Mardi 3 novembre, devant le square Schuman, avec beaucoup de Montrougiennes et Montrougiens et en présence des forces de gauche (la droite ayant totalement déserté le moment…), ma prise de parole pour ne pas oublier qu’aujourd’hui le racisme tue encore.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés.
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Le 23 octobre, à Trappes et à La Verrière, un homme a tiré sur des passants. Il ne les connaissait pas. Il les a visés parce qu’ils étaient noirs ou arabes, ou parce qu’il les croyait tels. Pengo Bossio Wangi avait 26 ans. Il est mort. Sept autres personnes ont été blessées. Nous pensons d’abord à eux, à leurs familles et à leurs proches.
Il faut appeler ce crime par son nom : c’est un attentat raciste. Personne ne doit l’atténuer ni le relativiser.
Ce crime n’est pas sorti de nulle part.
Depuis des années, on désigne des Français par leur couleur de peau, leur religion ou leur quartier, comme s’ils étaient moins français que les autres. Les mots préparent le terrain, puis d’autres passent à l’acte.
Nous vivons une période difficile et troublée. En France, la haine s’exprime de plus en plus ouvertement. Dans le monde, les extrêmes droites progressent, les boucs émissaires se multiplient et la démocratie recule dans bien des pays. L’histoire nous a appris où mène ce chemin. Le racisme et le fascisme commencent toujours de la même manière : on trie les êtres humains, puis on les hiérarchise, puis on les désigne comme des ennemis.
Face à cela, nous avons un socle : ce socle, c’est la République.
La liberté, qui ne sera jamais la liberté de haïr ou de tuer.
L’égalité, qui ne se divise pas selon la couleur de peau.
La fraternité, qui fait de chacun d’entre nous le concitoyen de l’autre.
La laïcité, qui protège toutes les croyances et ne stigmatise aucune d’entre elles.
Ces valeurs ne se défendent pas toutes seules. Elles demandent du courage, des actes, et surtout l’unité. Alors, au-delà de nos différences,
Faisons bloc contre le racisme, contre l’antisémitisme, contre toutes les haines, et contre le fascisme sous toutes ses formes. Ils veulent nous diviser. Alors restons ensemble, debout et unis.
Vive la République, et vive la France fraternelle !


