Budget 2015 : augmentation généralisée des impôts locaux

Tribune « La gauche à Montrouge »,  Montrouge Magazine juin-août 2015

L’élaboration du budget est un moment important pour une ville. C’est l’occasion de donner des orientations, de répondre aux besoins des Montrougiens, d’engager l’avenir. Au vu du budget 2015, ne serait-ce pas le cas pour Montrouge ?

On laisse se construire des milliers de m² de bureaux mais les projets de logements accessibles, notamment aux jeunes et aux classes moyennes sont inexistants. A ce rythme, Montrouge n’atteindra pas les 25% de logements sociaux et continuera de payer l’amende due pour non atteinte des objectifs prévus par la loi. La crise frappe davantage les plus modestes mais le budget pour les aides d’urgence à nos concitoyens reste le même que par le passé. L’éducation devrait être une priorité mais la part du budget global consacrée à l’enseignement et à la formation est en baisse. En revanche, qu’il s’agisse des cantines ou des activités péri-scolaires ou des loisirs, les familles voient les tarifs augmenter.

Plus largement, c’est l’ensemble des impôts locaux qui augmentent : taxe foncière pour Montrouge mais aussi toutes les différentes taxes de la communauté de communes Chatillon-Montrouge qui a voté une augmentation des impôts de 6% (taxe d’habitation, foncière, etc…)

Il est regrettable que cette augmentation des impôts locaux n’ait pas été annoncée en mars de l’année dernière alors même que les contraintes sur les recettes de la ville étaient connues. Il est dommage également que la Ville s’obstine à refuser des financements potentiels comme ceux versés par l’Etat dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, par exemple.

Mais derrière les chiffres, d’autres choix étaient possibles. Une ligne budgétaire dédiée à la transition énergétique aurait été souhaitable. Elle aurait financé des travaux de sécurisation et des mesures d’économies d’énergie dans les bâtiments municipaux, la mise en place d’un plan lumière, ou encore des aides à la réhabilitation thermique des logements.

Nous aurions aussi aimé, dans ces choix, voir se dessiner une perspective de changement vers

une méthode de gouvernance qui mettrait en avant :

– une démocratie locale profondément renouvelée et dynamisée, dans une logique de proximité et de transparence

– un véritable dialogue social, avec les agents municipaux et la valorisation de leur engagement de service public ;

– une évaluation rigoureuse et régulière des politiques publiques.

Mais à Montrouge, il nous faudra encore attendre le développement d’une ville solidaire qui protège face aux crises, une ville émancipatrice pour libérer les énergies, une ville durable pour préparer l’avenir.

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