Pollution de l’air : Zone à faibles émissions, pour ou contre ?

Intervention Conseil municipal 21 février 2019

Je trouve que cette délibération tombe particulièrement à pic puisque nous avons vécu aujourd’hui un épisode de pollution atmosphérique aux particules fines qui a conduit la Maire de Paris à proposer la gratuité du stationnement résidentiel.

Pour Montrouge, aucune décision dans ce sens n’a été prise aujourd’hui.

A vous écouter, je ne peux pas que m’étonner de votre niveau de procrastination sur un sujet aussi important. L’urgence est là mais finalement selon vous, on pourrait tout remettre au lendemain…

Je pense à cette interpellation, à laquelle votre famille politique devrait être sensible, du Président de la France en ouverture du 4eme sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 :
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »

Car effectivement notre maison, notre planète brûle et vous regardez ailleurs en chicanant sur quelques considérations secondaires.

Cette indécision me désespère et j’ai mal pour les Montrougiens et pour sa jeune génération qui ne comprendra pas l’inaction sur ce sujet.

Et les quelques arbres que vous planterez peut-être de-ci, de-là (après en avoir massacré une bonne quantité au préalable) ne suffiront pas à répondre à l’urgence face à laquelle nous sommes.

Le climat se dérègle, l’air que l’on respire est pollué, les effets sanitaires sur les populations de ces dégradations sont connues.

Je veux ici citer un chiffre repris par le Plan de Protection de l’Atmosphère 2017-2020 élaboré notamment par le Préfet de Région : si les recommandations de l’OMS étaient respectées en Ile-de-France, un jeune de 30 ans gagerait en moyenne 7 mois d’espérance de vie et que 6 000 décès prématurés seraient évités chaque année.

N’oublions pas que 10% des décès sont liés à la pollution sur le territoire de la Métropole du Grand Paris.

Vous nous avez fait dans la présentation de cette délibération un récapitulatif de quelques dates clés de mise en œuvre de la Zone de Circulation Restreinte parisienne.

En toute transparence, vous auriez pu y rajouter quelques autres événements importants qui expliquent la situation actuelle.

Je pense notamment à l’arrêt du Conseil d’Etat du 12 juillet 2017 qui juge que l’Etat Français est soumis à une obligation de résultat et enjoint le Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines sous les valeurs limites dans un délai de 9 mois.

En février 2018 , la France a présenté des feuilles de route, qui incluaient la mise en place d’une zone à faibles émissions (ZFE) sur le périmètre de l’Intra-A86.

Vous auriez pu rappeler aussi qu’en mai 2018, la Cour de Justice de l’Union Européenne a saisi la France pour non-respect persistant des normes de qualité de l’air et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour réduire ces périodes de dépassement.

Vous vous êtes dit inquiet du coût du dispositif proposé pour la collectivité en matière de surveillance et verbalisation, cela ne m’étonne pas totalement puisqu’il n’y a que le côté répressif qui vous préoccupe comme toujours…

Mais vous devriez pour les Montrougiens plutôt vous inquiéter de ce que coûterait une condamnation de la France en la matière. En tenant compte des astreintes journalières possibles, la France risque ainsi une amende de plusieurs centaines de millions d’euros.

Et je rappelle que les collectivités locales ont une responsabilité financière en cas de condamnation de la France, la loi NOTRe  prévoyant en effet que « les sommes forfaitaires et astreintes imposées à la France [puissent] être inscrites comme dépenses obligatoires des collectivités territoriales ou de leurs groupements et établissements publics ».

S’il y a une complication financière, c’est de ce côté-là qu’il faut la regarder.

Lors du conseil municipal de novembre 2016, vous fustigiez la création de Zone à Circulation Restreinte parisienne et arguant (je cite) que « nous sommes amenés en première couronne à supporter les conséquences de ces initiatives solitaires.

Cette argument n’est aujourd’hui plus recevable. Il n’y pas d’initiative solitaire mais des délibérations collectives qui engagent les 131 communes de la MGP.

Il se trouve que la Métropole du Grand Paris s’est doté d’une stratégie avec le Plan Climat Air Energie Métropolitain qui fixe des objectifs ambitieux, parmi lesquels la reconquête de la qualité de l’air, en respectant la directive, puis, le plus rapidement possible, les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

La mise en place d’une zone à faibles émissions à l’échelle de l’intra-A86 a été évaluée dans le cadre du Plan de Protection de l’Atmosphère Ile-de-France comme ayant l’impact le plus important avec des effets rapides sur l’amélioration de la qualité de l’air.

Ces orientations ont été validées à la quasi unanimité du Conseil Métropolitain (Plan Climat : votre CONTRE : 2 sur 209 , Montrouge a voté POUR) ; ce n’est pas vous  Monsieur le Maire qui siégez au Conseil Métropolitain mais cela vous engage

Tout ceci vous ne pouvez l’ignorer et il faut arrêter ce double langage qui tue la politique où d’un côté au Conseil Métropolitain , Montrouge vote pour et ensuite use d’effets de manche  dans ce conseil pour dénoncer son propre vote. En politique, il faut de la cohérence.

Vous vous interrogez sur le périmètre de la ZFE Je crois qu’il suffit de regarder les cartes de la pollution pour comprendre que le bon périmètre est à terme celui de la Métropole.

La frileuse crainte de report de trafic que vous aviez brandie pour  donner un avis défavorable à la précédente demande sur la zone parisienne ne tient pas non plus puisqu’avec un périmètre bornée par l’A86, Montrouge est en plein dans le zonage , il n’y a donc aucun effet-frontière pour nous.

Bien sûr cette mesure ne vise pas à faire de la Métropole du Grand Paris une zone sans voiture, mais à accélérer le renouvellement du parc de véhicules et améliorer ainsi rapidement la qualité de l’air.

Pour permettre ce renouvellement, l’interdiction de circulation se fera de façon progressive de juillet 2019 à janvier 2024. avec un objectif d’avoir un parc roulant 100 % propre à l’horizon 2030.

A ce jour, sur la période 2019-2024, on prévoit sur Montrouge 3278 véhicules concernés sur un peu moins de 23 000 véhicules.

Mais parmi ceux-ci, 1078 véhicules seraient concernés dès juillet 2019. Il s’agit des véhicules Crit’Air 5 et non classés ( c’est-à-dire les véhicules de plus de 19 ans )

Je n’oublie que cette décision peut impacter les ménages possesseurs de ces véhicules anciens (hors véhicules de collection) et que cela pose une question de pouvoir d’achat pour ces ménages à très court terme. Mais cette difficulté réelle ne peut constituer l’argument unique pour ne pas se prononcer sur la question comme vous nous y invitez. Il faut rechercher des compensations financières pour faciliter la transition, peut-être que Montrouge pourrait aussi apporter un soutien financier.

Sur ce plan,  la Métropole  du Grand Paris a demandé d’ailleurs à l’Etat de lui affecter une fraction de la Contribution Climat Energie pour augmenter son aide aux ménages les plus modestes ainsi qu’aux territoires afin de créer des aides additionnelles.

Pour finir, je trouve que vous avez une grande facilité à vous dédouaner de vos responsabilités.

Je suis évidemment d’accord pour recueillir l’avis des Montrougiens sur le sujet ; cette consultation n’a rien de spécifique pour Montrouge comme vous le proposez , puisqu’elle est d’ores et déjà prévue par la Métropole dans le calendrier de consultations de toutes les villes : il est prévu que les habitants se prononcent sur le projet d’arrêté de mise en place de la ZFE pris par leur Maire, notamment sur la base des résultats des études d’impact réalisées par la Métropole. La consultation est donc prévue, ne dites pas que c’est vous qui en êtes l’initiateur…

La consultation du grand public est prévue à partir d’avril 2019 avant la signature par les maries des arrêtés en juin 2019. Mais avant cela il y a une phase de consultation institutionnelle auprès des maires et donc des conseils municipaux et je regrette que votre manque de courage politique vous fasse refuser cette étape et faire un non-choix sur une question aussi importante que celle de la transition écologique. Vous refusez de prendre position sur ce sujet alors qu’il devrait être au cœur de préoccupations de ce Conseil.

Délibération 2019-13 : Mise en place d’une ZFE par la métropole du grand Paris et création de ZCR – Avisde la ville de Montrouge pour les ZCR des villes limitrophes

Platanes abattus à Montrouge – Audit phytosanitaire

Platanes abattus à Montrouge – Audit phytosanitaire

Dans un souci de transparence et pour que chacun puisse se faire une opinion sur les travaux en cours, vous trouverez ci-dessous l ‘ “Audit phytosanitaire et les préconisations de gestion” réalisé en juillet 2018 par Arbres et Paysages à la demande la ville de Montrouge sur les secteurs de l’avenue Jean Jaurès.

Dans cet audit vous trouverez arbre par arbre les préconisations de l’auditeur, ainsi que des remarques sur l’élagage des arbres fait à Montrouge. On y vérifie que sur les 164 arbres qui composent l’espace en voie d’aménagement, seuls 24 d’entre eux sont recommandés “à abattre” du fait de leur état phytosanitaire.

ABATTAGE DES ARBRES A MONTROUGE : RECOURS EN JUSTICE

ABATTAGE DES ARBRES A MONTROUGE :  RECOURS EN JUSTICE

Depuis cet été, dans la précipitation, le Maire de Montrouge a choisi de faire abattre l’alignement d’arbres qui se déploie de la place Creps à la place Jean Jaurès pour aménager l’avenue qui suit cet axe. Au total plus de 160 arbres sont menacés d’abattage. Certains sont déjà coupés.

Si la majorité municipale UDI/LR cherche aujourd’hui à verdir l’espace urbain, elle oublie de dire qu’elle est le principal acteur de son bétonnage depuis plus de vingt ans sans aucun scrupule quant au nombre de mètres-carrés cédés notamment à l’immobilier de bureaux.

J’ai défendu depuis longtemps la nécessité d’une végétalisation et d’un plus grand nombre d’espaces verts à Montrouge, mais dans le respect du patrimoine naturel existant.

L’aménagement non concerté de l’avenue Jean Jaurès ne peut se faire sans débat avec les Montrougiens et en dilapidant le patrimoine naturel que constitue une série d’arbres centenaires.

Le massacre de ces arbres doit cesser, leur sauvegarde est essentielle.

Aussi j’engage dès aujourd’hui un recours contre la décision de la Ville de Montrouge.

Platanes abattus à Montrouge : inacceptable !

Platanes abattus à Montrouge : inacceptable !

« L’homme qui massacrait les arbres ».
L’été 2018 aura été l’un des plus chaud de ces dernières années et celles qui viennent verront le phénomène s’accentuer selon les climatologues. Le dérèglement climatique est là et il va falloir changer nos comportements collectifs si l’on souhaite atténuer le réchauffement planétaire annoncé.
La végétalisation de nos villes doit y contribuer. C’était une de mes propositions dès 2014 alors que la majorité municipale n’avait fait que bétonner Montrouge depuis de nombreuses années et continue de le faire aujourd’hui.

Mais l’été 2018 sera aussi celui qui aura révélé la véritable ambition écologique de la municipalité.
Une ambition écologique qui se résume à l’abattage pur et simple de la quasi-totalité des platanes qui longent la voirie de la place Creps à la place Jean Jaurès. C’est une partie du patrimoine environnemental de la ville qui s’envole. Les platanes, pour beaucoup, centenaires sont tronçonnés les uns après les autres !!! Quel gâchis, quel scandale ! Leur état phytosanitaire n’imposait aucunement cela. Il n’y a qu’à observer l’état des coupes (voir photos).

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Le Maire et le paysagiste avaient indiqué lors de la réunion d’information sur l’aménagement de l’avenue Jean Jaurès que seuls les arbres malades seraient abattus et les autres déplacés. Une nouvelle réunion prévue à la rentrée devait aborder ce sujet. Au final seuls 30 platanes seront, semble-t-il, préservés sur les 90 existants. Qui peut croire que les 60 platanes ainsi abattus étaient tous irrécupérables… ? Tout cela sans concertation, sans information de la population. On voit à quoi servira cette prochaine réunion : à dire les choix irréversibles que le Maire a fait seul. Il restera donc celui qui aura massacré les arbres Montrouge au profit de sa seule ambition.

#MontrougeMériteMieux
L’intérêt des Montrougiens n’est pas celui-là. Il est de conserver, de préserver et d’améliorer le peu de patrimoine naturel de la ville. La mise en place d’un marché aux fleurs un week-end de printemps et quelque inauguration de bac à fleurs à un coin de rue ne suffisent pas à fonder une ambition écologique pour notre ville. Ce sont des moments certes sympathiques mais qui n’ont pour but que d’alimenter une communication « greenwashing » superficielle quand les Montrougiens sont en droit d’attendre des mesures bien plus structurelles sur ce sujet.

Car le projet d’aménagement de l’avenue Jean Jaurès n’est pas pour le Maire, un projet au service des Montrougiens ; si c’était le cas, il les aurait associés à son élaboration et défini avec eux les évolutions souhaitées. Ce projet n’est au final qu’un instrument électoraliste au service des prochaines échéances municipales. Les choses sont maintenant claires et les arbres de la ville en paient durement le prix !

Tarifs du stationnement : la ville de Montrouge choisit le matraquage

Tarifs du stationnement : la ville de Montrouge choisit le matraquage

Intervention au conseil municipal du 22 mars 2018

Avant d’être une question financière, ce dossier du stationnement, c’est d’abord un dossier emblématique sur la façon de gouverner cette ville.

A Montrouge, sur toutes les grandes questions qui se posent à l’agenda, c’est toujours “circulez, il n’y a rien à voir !!” .
Quand la loi impose un délai pour l’application d’une disposition, c’est toujours au dernier moment que les choix se font.
C’est pratique quand on ne veut pas consulter et éviter d’entendre les options alternatives qui pourraient émaner de la discussion ou de l’avis des citoyens. Il ne reste plus qu’à entourer tout cela de quelques documents de communication et d’éléments de langage faisant croire que les choix opérés étaient les seuls possibles. Et vous obtenez ainsi le guide de la gouvernance appliquée par votre majorité municipale.

Sur la question des transports et plus particulièrement du stationnement, l’épisode actuel en est un pur exemple.

La loi MAPTAM (loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) a donné aux collectivités la pleine maîtrise de leur politique de stationnement, avec l’objectif de leur permettre un meilleur recouvrement du droit de stationnement (cf. intervention au conseil municipal : https://joaquimtimoteo.fr/gestion-stationnement-de-surface-a-montrouge/ ). On sait depuis 2016 que des changements doivent intervenir et je regrette que l’on en soit là aujourd’hui alors que la Ville avait plus de 18 mois pour préparer le dossier.

Je crois surtout qu’avec ce délai on avait le temps de réfléchir à ce que veut dire une politique de stationnement qui s’inscrit dans une politique de la mobilité (car c’est cela l’esprit de la loi qui est de fait dévoyé).

De politique de la mobilité il n’y en a aujourd’hui aucune à Montrouge, aucune réflexion sur les déplacements urbains qu’ils soient motorisés ou pas.

Or c’est par là qu’il fallait commencer : identifier dans Montrouge par exemple les espaces où l’on souhaite privilégier le stationnement longue durée pour favoriser les déplacements à pied, inciter les Montrougiens à choisir plutôt les transports en commun et donc leur faciliter le stationnement près de chez eux. Et d’autres questions encore : comment gérer les abords des écoles ou des équipements publics ? etc… etc…
Une fois ces choix faits alors le zonage de la ville aurait un sens, un sens qui n’est pas qu’économique ; il serait un zonage qui intègre les modes de vie.

Ce n’est pas le choix qui a été fait. Ce qui a primé dans le choix du zonage et vous n’avez cessé de le dire ici même et répéter dans toutes les réunions de quartier , c’est la stratégie d’évitement. La peur des autres… que des “hordes” de Parisiens ne viennent occuper Montrouge et que les pauvres travailleurs qui arrivent du Sud et qui n’ont d’autres choix quelquefois que de prendre encore leur véhicule pour aller travailler d’en faire de même. Alors que la 1ère stratégie aurait dû être (et elle doit le rester toujours) de répondre à une question principale : quel peut être le meilleur service rendu aux Montrougiens ?

Pour justifier vos choix, vous inondez le débat de chiffres que personne ne peut vérifier : 80% des Montrougiens font ceci, 80% Montrougiens font cela. 80% des Montrougiens auraient selon vous un parking, 80% font leurs courses à pied…(c’est ce que vous avez dit à toutes les réunions de quartier mais si c’était vrai , cette réforme ne poserait aucun problème). Mais évidemment ce n’est pas la vérité.

Ce que je sais pour ma part et ce chiffre est bien réel , c’est que 100% des Montrougiens n’ont pas été consultés ni concertés sur cette réforme . Alors même que je vous alertais sur cette urgence de concertation lors du vote du principe de la délégation de service public au printemps dernier.

C’est vrai qu’aujourd’hui dans l’urgence vous êtes contraint de le faire et cela donne la délibération qui est proposée ce soir, mais vous y étiez bien obligé vu la bronca que votre choix et celui de votre majorité qui est évidemment solidaire de ce choix, a déclenché. Cette bronca, cette colère, elle s’est peut-être exprimée quelquefois avec vigueur. Il y a eu quelques dérapages de part et d’autres mais je crois que nous devons, nous les élus, savoir garder le sang-froid nécessaire. Insulter les élus n’est pas acceptable, insulter les citoyens ne l’est pas plus.

La délibération de ce soir est déjà le résultat de ce processus d’écoute nécessaire et qui aurait dû se faire dès l’année dernière car, je le concède, des évolutions sont proposées.

Elles reprennent, et j’en suis heureux, des propositions que nous avions faites en commission stationnement et que vous aviez rejetées : suppression de la carte de stationnement, premier 1/4h gratuit en zone rouge. Je me souviens aussi des propositions que vous aviez faites et qui heureusement n’ont pas eu de suite comme l’abonnement à 1 000 euros/an en zone rouge.
Comme quoi ces propositions faites par l’opposition n’étaient finalement pas si éloignées de la réalité puisque vous en reprenez quelques-unes.

Pour autant l’ensemble des évolutions inscrites dans cette délibération ne sont pas évidemment pas suffisantes tant sur le zonage que sur la grille tarifaire et nous ne les voterons pas .
Puisque nous allons intervenir à plusieurs voix sur cette délibération, mes collègues de l’opposition compléteront et détaillerons les manques et nous ferons des propositions.

Néanmoins, sur le zonage, la solution est simple : il faut réduire la surface de la zone rouge pour permettre aux Montrougiens de stationner près de chez eux à un tarif raisonnable.

C’est aussi pour cela qu’il faut revenir sur la grille tarifaire pour permettre (notamment là où il y avait gratuité auparavant) que le coût soit le plus faible possible pour les Montrougiens car tous les Montrougiens ne sont pas égaux devant les tarifs (comme je le disais déjà en conseil municipal en décembre dernier).

Ne pas comprendre que 30€/mois c’est une somme difficilement absorbable pour certains ménages aux faibles revenus et contraints de posséder un véhicule, c’est évacuer la réalité du pouvoir d’achat de beaucoup de Montrougiens. Et ne me dites pas que l’abonnement va tout résoudre…

Le conseil départemental des Hauts-de-Seine met des bâtons dans les roues de Vélib’

Le conseil départemental des Hauts-de-Seine met des bâtons dans les roues de Vélib’

Le conseil départemental des Hauts-de-Seine a confirmé par la voix de son président, sa volonté de ne pas faire droit à la demande de plusieurs maires des Hauts-de-Seine d’une gratuité de l’occupation du domaine public départemental en cas d’installation d’une nouvelle station Vélib’ sur une emprise départementale.

Alors que les trois autres départements concernés par Vélib’ (Paris, le Val de Marne et la Seine-Saint-Denis) ont décidé de cette exonération et que la métropole du Grand Paris a voté une subvention de 4 millions par an pour faciliter l’extension du service à la métropole, le conseil départemental va à l’encontre du dynamisme et du volontarisme des élus et des communes pour l’extension de ce service plébiscité par les usagers depuis 10 ans.

Le conseil départemental justifie son choix sur un principe de non concurrence avec les nouveaux services de vélo en libre-service, oubliant que ses concurrents ne sont soumis à aucune obligation de service public et d’égal accès aux usagers du service. Il critique également le maintien d’un système de bornes par rapport au free-floating en oubliant que le service Vélib’ proposera dès le 1er janvier, au minimum 30% de vélos à assistance électrique ce qui constitue une première mondiale.

Concrètement, la décision du conseil départemental aura des conséquences directes qui sont d’augmenter de 50% environ le coût d’une station. Coût qui devra à terme, être supporté par les communes des Hauts-de-Seine concernées. Les communes sont donc incitées à relocaliser leurs station hors des emprises départementales, ce qui obligera par exemple à Gennevilliers, d’éloigner les stations des nœuds de communication importants (station de RER C Gennevilliers par exemple) ou de placer ces stations dans des rues annexes, avec des conséquences sur la visibilité des stations et leur utilisation facilité pour les usagers.

Enfin, cette décision montre à nouveau combien le conseil départemental est éloigné des préoccupations et des attentes des habitants pour de nouvelles formes de mobilité et de déplacements.

Nous en voulons pour preuve, le succès récurrent des présentations des nouveaux Vélib’ aux usagers. Ces succès démontrent l’attente forte des habitants des communes du pourtour parisien pour une extension de ce service qui a modifié en profondeur la manière de se déplacer des parisiens.

Cette attitude rappelle celle de certains maires qui pour des raisons politiciennes tergiversent comme c’est le cas à Châtillon, au risque de priver les usagers et les habitants de Vélib’ de l’interconnexion entre le terminus de la ligne 13 et le reste du département.

Nous appelons donc, le conseil départemental à revenir sur sa décision dans les meilleurs délais pour permettre un déploiement efficace des nouvelles stations Vélib’ pour les habitants des Hauts-de-Seine.

 

Nadège AZZAZ

Conseillère régionale d’Ile de France

Présidente du groupe “Agir et vivre ensemble à Châtillon”

06 13 56 12 79 – nadege.azzaz@iledefrance.fr

 

Catherine PICARD 

Conseillère départementale des Hauts-de-Seine

Maire-adjointe de Malakoff

cpicard@hauts-de-seine.fr

 

Joaquim TIMOTEO

Conseiller départemental des Hauts-de-Seine

Conseiller municipal de Montrouge

06 48 06 81 44 – jtimoteo@hauts-de-seine.fr

 

Christophe BERNIER

Conseiller municipal de Gennevilliers

Membre du bureau du syndical Autolib’ / Vélib’ Métropole

06 19 90 31 68 – christophe.bernier@ville-gennevilliers.fr