Gestion du stationnement de surface à Montrouge

Gestion du stationnement de surface à Montrouge

Intervention au Conseil municipal du 30 Mars 2017

 

La délibération que nous traitons ce soir pose la question de la gestion et de l’exploitation du stationnement de surface de Montrouge à compter de l’année 2018. Vous proposez de retenir le principe de la délégation de service public (concession)  pour cela.

Un point tout d’abord sur le nouveau cadre réglementaire

La loi MAPTAM (modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) qui a été votée en janvier 2014 a intégré une réforme de grande envergure pour les mobilités urbaines au travers de la décentralisation et de la dépénalisation du stationnement.

Je suis convaincu que c’est une réforme importante car elle donne ainsi aux collectivités la pleine maîtrise de leur politique de stationnement, en faisant notamment du stationnement un service rendu aux usagers par la collectivité.

Les collectivités disposent donc d’un nouvel outil pour définir leur politique de stationnement, pour peu qu’elles s’en emparent totalement.

S’en emparer, ce n’est pas uniquement se focaliser sur les recettes attendues mais inscrire réellement cet outil dans une réflexion plus globale sur les questions de mobilité qui intègre la diversité des usages incluant le vélo, l’autopartage ou encore le covoiturage

Ces nouvelles compétences incluent la définition d’une stratégie en matière de tarification, une meilleure incitation au paiement afin d’obtenir une meilleure rotation des véhicules en stationnement favorable à l’environnement, aux automobilistes eux-mêmes, mais aussi à l’activité économique et notamment au commerce de proximité. Lire la suite

Déploiement d’offres de service de recharge pour véhicule hybrides et électriques à Montrouge

Déploiement d’offres de service de recharge pour véhicule hybrides et électriques à Montrouge

Intervention au Conseil municipal – 2 mars 2017

Je me réjouis du déploiement d’une offre de service de recharge pour les véhicules hybrides et électriques sur le territoire de Montrouge.

1ère remarque sur le principe du déploiement

Je partage avec vous le constat que le développement à grande échelle de la mobilité électrique nécessitera au-delà même de l’amélioration des performances des véhicules eux-mêmes, que l’on développe une infrastructure de recharges suffisante sur le territoire.

L’essentiel des bornes de recharge se situent aujourd’hui chez les particuliers qui disposent d’ailleurs d’aides diverses de l’Etat pour l’installation de ces bornes chez eux, au travers notamment d’un crédit d’impôt transition énergétique de 30% mais aussi des aides à la pose de prise de recharge partagée dans les habitats collectifs. Je pense aussi à l’obligation qui est faite depuis janvier 2017 de pré-équiper les places de parkings dans les immeubles neufs.

Tout ceci es de nature à favoriser l’accès au rechargement mais ne satisfera pas complètement les besoins pour celles et ceux qui peuvent en bénéficier de ces solutions. C’est là que l’offre d’équipement dans l’espace public joue son rôle. L’Etat accompagne bien sûr le déploiement de ces bornes, déploiement qui n’en est qu’à son début puisque la loi sut la transition énergétique a fixé un objectif de 7 millions de point de charge  de toute nature installés en 2030. Pour mémoire, moins de 15000 points de recharges sont aujourd’hui disponibles sur le territoire national.

Il est normal que Montrouge puisse bénéficie de ce soutien et nous voterons en ce sens cette délibération.

2ème remarque sur la question de l’implantation

Vous évoquez dans la délibération l’installation d’au moins 4 stations avec un total d’au moins 20 bornes de recharge. J’en déduis que la taille moyenne des stations sera de 5 bornes donc de 5 places de stationnement. Il me semble qu’il serait intéressant que l’on puisse avoir une réflexion sur l’implantation de ces stations mais aussi de leur taille. On pourrait faire le choix de stations  plus petites en taille mais plus largement distribuées sur la commune. Il faut penser également à leur articulation avec l’emplacement actuel (et à venir) des stations Autolib qui offrent également un service de recharge pour les particuliers.

Enfin s’interroger sur l’implantation (et ce sera ma 3ème et dernière remarque) c’est aussi questionner la question de la nature des mobilités sur notre territoire et leurs articulations. Je suggérai à l’instant une complémentarité à trouver avec Autolib mais elle peut aussi se faire avec l’autre réseau de libre-service qu’est Velib  dont nous avons parlé tout à l’heure. Puisque l’on va inscrire une offre de mobilité (directe ou complémentaire) dans l’espace public, je demande à ce que la population puise être associée à une réflexion sur cette implantation par la mobilisation de conseils de quartiers ouverts (par exemple) , complétée éventuellement par d’autres méthodes de consultation.

Les zones à circulation réduite à Paris

Les zones à circulation réduite à Paris

Intervention au Conseil municipal – 24 novembre 2016

 

La question des zones à circulation réduite, voir celle plus générale de la circulation des véhicules fonctionnant avec des carburants d’origine fossile est avant tout une question de santé publique.

C’est à Paris que les concentrations de dioxyde d’azote, c’est-à-dire ce que respire la population, sont les plus élevés d’Île de France et supérieures même à la moyenne de l’agglomération parisienne.

La valeur limite annuelle est dépassée sur plus de 70% des axes routiers parisiens et 1,2 millions d’habitants qui sont concernés par ce dépassement.

Par ailleurs on ne peut ignorer que les ¾ des émissions d’oxyde d’azote sont liés au trafic routier.

Enfin, je rappelle que la France a fait l’objet d’une procédure de contentieux avec la Commission européenne pour non respect des valeurs limites de particules.

Les caricatures que vous faites de l’action parisienne et sur l’impact incantatoire qu’auraient les décisions soumises à notre avis ne sont pas à la hauteur du débat que nous devons avoir.

Bientôt vous allez nous dire comme certains (qu’on trouve ici en France mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique) que le dérèglement climatique n’existe pas et que tout peut rester comme avant (il est vrai que le « c’était mieux avant » et à la mode en ce moment pour certains de votre formation politique…).

Et là où vous voyez du dogmatisme, j’y vois personnellement de la responsabilité de la part d’Anne HIDALGO (et aussi du courage pour bousculer quelques fausses certitudes)

Par ailleurs, avant de s’emballer et de pousser des cris d’orfraie, le sérieux veut qu’on regarde un peu de près ce qui est proposé.

D’abord je rappelle  que ce n’est pas tout Paris qui est couverte par cette mesure de circulation restreinte mais uniquement 2% des kilomètres de voiries parisiennes intra-muros qui seront touchés par cette restriction pour la 1ère phase  et  3% de kilomètres de voirie supplémentaires pour la 2ème phase.

Au total ce sont donc 5% des kilomètres de voirie parisiennes qui sont ciblés. Et ce ciblage devrait permettre effectivement de diminuer de 15% les émissions de dioxyde d’azote sur la zone concernée.

En termes de véhicules touchés, il me semble qu’il faut aussi garder raison. Si on regarde effectivement la classification des véhicules sur toute l’Île de France, on a effectivement 430 000 véhicules qui sont « non classés » donc interdits de circulation en zone restreinte pour la 1ère phase et environ 405 000 pour la 2ème phase. Cela représente à chaque fois environ 6% de l’ensemble de parc automobile non pas à Paris mais 6% du total des véhicules particuliers en Île de France.

Evidemment tous ces véhicules ne circulent pas forcément à Paris ni en petite couronne. Certains véhicules ne circulent d’ailleurs que le week-end et ne sont donc pas concernés par la limitation (qui ne se fait qu’en semaine).

Enfin sur la question du champ de compétence, vous avez raison c’est bien la Métropole du Grand Paris (que vous avez ici tant décriée) qui s’occupe de protection et de mise en valeur de l’environnement et qui doit avant la fin 2017 élaborer un plan climat-air-énergie. C’est ce rapport qui déclenchera ses compétences opérationnelles en matière de lutte contre la pollution de l’air et les nuisances sonores. Donc pour le moment le Grand Paris n’a pas de compétence opérationnelles sur le sujet, il n’est donc pas anormal que les villes agissent encore et que Paris se saisisse du sujet.

Même remarque pour la Région sur les transports. Je ne vois pas où cette décision vient interférer sur la compétence de la collectivité régionale qui a notamment lacharge des transports collectifs au travers du STIF.

La Ville de Paris n’ignore donc aucune des compétences de ces 2 niveaux de gouvernance dans ses décisions. Au contraire, quand on regarde les cartes de concentration de la pollution liée au trafic routier, heureusement que Paris agit car  la concentration la plus forte des polluants c’est en plein cœur de Paris qu’elle se trouve.

Enfin pour ce qui concerne les tirades sur la concertation et la démocratie participative, passez-moi l’expression « c’est l’Hôpital qui se moque de la Charité ». Je ne me souviens pas personnellement – mais vous allez me rafraîchir la mémoire – qu’une large concertation ait été lancée quand vous avez choisi de façon unilatérale de changer les sens de l’avenue de la République provoquant depuis d’interminables bouchons jusqu’aux limites de la ville. Je ne souviens pas que l’avis des Montrougiens aient beaucoup été pris en compte lors de séquences importantes et structurantes comme la refonte du PLU (Plan local d’urbanisme) par exemple.

Je crois donc qu’il est impératif que les choses bougent et que les décisions politiques soient à la hauteur des enjeux de santé publique. C’est pour cela que je soutiendrai parfaitement les propositions ambitieuses et salutaires faites par la Ville de Paris dans l’avis qui est soumis à notre vote, et qui n’interdit en rien dans le cadre du Grand Paris de poursuivre la réflexion.

Carrefour citoyen des Gauches et de l’Ecologie

Carrefour citoyen des Gauches et de l’Ecologie

Ce matin, direction Bondy à l’invitation de Martine Aubry pour débattre et rassembler la Gauche par les idées.

Refuser le concept de Gauches irréconciliables, travailler à rapprocher les sensibilités de la Gauche et surtout préparer l’avenir : tels étaient les mots d’ordre de cette journée riche en échanges avec notamment Guillaume Duval, Dominique Méda, Daniel Cohen, Pierre Radanne, Christophe Robert ou encore Yves Verrier.

 

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Beau succès pour le 1er Forum de l’économie sociale et solidaire

Beau succès pour le 1er Forum de l’économie sociale et solidaire

Ce sont plus de 100 personnes qui ont assisté aux débats du Forum de l’économie sociale et solidaire que j’organisais à Montrouge ce 19 novembre.

Que cela soit autour des différents stands qui présentaient l’activité de structures et d’organisation du secteur de l’ESS, ou au cours des tables-rondes consacrées à l’emploi et au bénévolat, chacun a pu échanger et de partager ses expériences. Des rencontres ont pu se faire, des découvertes de connexions possibles entre activités se sont réalisées, peut-être des idées de projets nouveaux ont-elles germé… C’était l’objectif que j’avais fixé à ce 1er forum et il est rempli.

Je remercie toutes les associations et organisations qui ont participé à ce forum et je donne rendez-vous à tous à l’année prochaine pour une prochaine édition !

Chacun pourra continuer à suivre l’actualité de cet événement sur ess-montrouge.fr

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