Le social, une nouvelle fois sacrifié

2020 restera une année d’austérité budgétaire alors même que le Département dégage chaque année près d’un demi-milliard d’euros d’excédent budgétaire. Une nouvelle fois, les Alto-Séquanaises et Alto-Séquanais ne profiteront donc pas de cette manne financière.

Cette année, alors même que la situation de nombreuses familles et de personnes seules s’aggrave, les dépenses sociales connaîtront une nouvelle fois des baisses substantielles et inacceptables.

Les personnes âgées verront les aides les concernant baisser de près de 8 M€ ; pour le secteur Famille ce seront 19 M€ en moins ; pour le secteur Enfance/ Jeunesse 12 M€ de baisse. Enfin c’est la prévention médico-sociale qui se voit amputer injustement de près de 24 M€, touchant au cœur l’action des PMI alors même qu’elles rendent un service de proximité essentiel.

Le Département des Hauts-de-Seine a des moyens importants mais il décide de ne pas les mettre au service des populations modestes alors que celles-ci ont plus que jamais besoin d’un soutien accru des pouvoirs publics. Preuve en est : le pourcentage des dépenses de fonctionnement consacrées à l’action sociale est ainsi le plus faible d’Île-de-France !

Toutes ces coupes budgétaires se font par ailleurs dans le cadre de fusions et de réorganisations à marches forcées des services qui ont entraîné une baisse globale de l’effectif des agents de près de 7% en deux ans. Dans le Pôle social les tensions sont accentuées. Les baisses des postes et le non-remplacement des agents absents pèsent sur les conditions de travail et la qualité du service rendu à la population.

La politique de regroupement des espaces départementaux d’actions sociales, que nous ne cessons de dénoncer, éloigne les usagers des services offerts à la population au lieu de les en rapprocher. C’est le cas par exemple pour les habitants de Malakoff et Montrouge qui sont dorénavant contraints d’aller jusqu’au Pôle départemental de Chatillon pour accéder aux services. Évidemment une part importante d’entre eux ne fait pas ce chemin et c’est le non-recours aux droits que l’on organise progressivement.

Le Département ne peut se dégager ainsi de sa mission première et sacrifier l’action sociale sur l’autel de l’austérité budgétaire.

C’est pourquoi les élus socialistes continueront d’agir pour la mise en œuvre de politique de justice sociale et de réduction des fractures territoriales.

Joaquim Timoteo – Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°69 – janvier – février 2020

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