Jeunesse : création de l’Aide à la recherche du premier emploi (ARPE)

Jeunesse :  création de l’Aide à la recherche du premier emploi (ARPE)

Annoncée le 11 avril 2016 par le Premier ministre dans le cadre des mesures destinées à la jeunesse, la création d’une aide financière à la recherche du premier emploi a été votée dans le cadre de la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels définitivement adoptée le 21 juillet dernier (article 50).

L’ARPE est destinée à accompagner financièrement la période d’insertion professionnelle, qui sépare la sortie des études et l’accès au premier emploi, pour les jeunes diplômés de moins de 28 ans disposant de faibles ressources.

A compter de la rentrée 2016, l’ARPE sera versée mensuellement pendant 4 mois aux jeunes diplômés de CAP, baccalauréat professionnel et technologique, brevet des métiers d’art, brevet professionnel ou brevet professionnel agricole (apprentissage), BTS, DUT, Licence et Licence professionnelle, Master et diplôme d’ingénieur, qui bénéficiaient d’une bourse au cours de la dernière année de préparation du diplôme (et sous conditions de ressources équivalentes aux jeunes qui ont obtenu ces mêmes diplômes par la voie de l’apprentissage) et qui entrent sur le marché du travail en situation d’inactivité à l’issue de leur formation.

126 000 jeunes diplômés d’origine modeste qui entrent sur le marché du travail en situation d’inactivité sont éligibles à l’ARPE à la rentrée 2016.

Pour les jeunes diplômés de l’enseignement secondaire, par la voie scolaire ou la voie de l’apprentissage, le montant de l’ARPE sera de 200€ par mois, versés pendant 4 mois. Pour ceux de l’enseignement supérieur, le montant de l’ARPE sera équivalent à celui de la bourse sur critères sociaux perçue au cours de la dernière année de préparation du diplôme (de 100€ à 550€ par mois), ou de 300€ par mois pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur par la voie de l’apprentissage.

Les formulaires de demande en ligne seront disponibles à compter du lundi 22 août 2016.

Se renseigner sur les démarches :

Télécharger la liste des diplômes de l’enseignement scolaire concernés
Télécharger la liste des diplômes de l’enseignement supérieur concenrés
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La situation des mineurs isolés doit être une priorité

La situation des mineurs isolés doit être une priorité

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°48 – juillet-août 2016

Catherine PICARD

 

Les mineurs isolés sont des jeunes qui arrivent en France pour fuir la guerre, la torture, les violences sexuelles, sans parents ni tuteur. Il est de la compétence des Départements de protéger ces jeunes par l’intermédiaire de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), service non personnalisé du Département chargé d’apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique aux mineurs. Ainsi à Paris, Anne Hidalgo a récemment mis en place un guichet unique pour permettre à ces jeunes sans papiers de bénéficier rapidement d’une mise à l’abri.

Notre Département ne prend pas pleinement en considération la situation douloureuse dans laquelle se retrouvent ces mineurs.

La première difficulté concerne la prise en charge dans le dispositif qui laisse parfois des jeunes sans qu’aucune solution ne leur soit proposée. Alertés par des associations du département, à qui nous souhaitons rendre hommage pour leur travail quotidien d’aide sur la situation des mineurs isolés vivant dans les Hauts-de- Seine, les élus socialistes ont demandé le renforcement dans l’accompagnement de ces jeunes.

Nous exigeons que les obligations légales soient respectées : que chaque jeune pris en charge bénéficie, dès son arrivée, non seulement d’un hébergement mais aussi d’un accompagnement dans ses démarches administratives et suive rapidement des cours d’alphabétisation, si nécessaire.

En effet ces jeunes se retrouvent trop souvent dans une situation paradoxale : ils trouvent une formation mais l’accès y est refusé à cause de leur absence de papiers et leurs lacunes en français. Cette situation est inacceptable pour des jeunes qui se battent pour réussir alors qu’ils vivent dans des conditions extrêmement précaires.

Par ailleurs, les jeunes pris en charge dans le cadre de l’ASE se retrouvent trop souvent mis à la rue le jour de leur majorité.

Aussi, outre la nécessaire prise en charge des mineurs isolés, nous avons demandé la mise en place de dispositifs d’accompagnement des jeunes après leur majorité. La situation extrêmement douloureuse vécue chaque jour par les jeunes isolés nécessite un engagement fort et courageux de notre Département ! Nous veillerons à ce que chacune des situations sur lesquelles nous serons alertés soit traitée dans le respect de la dignité humaine.

Fiche de la réussite : le service civique universel

Fiche de la réussite : le service civique universel

 

 

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Le diagnostic et sens de notre action

Le Service Civique est un levier essentiel de citoyenneté, c’est un engagement volontaire au service de l’intérêt général.
Mais il est aussi un moyen de s’insérer dans la vie professionnelle. Le nombre de jeunes Français qui quittent le système de formation initiale sans avoir obtenu un diplôme professionnel ou le baccalauréat est estimé à 140 000 par an. Le service civique est un des outils essentiels pour parvenir à diviser par deux le nombre de décrocheurs d’ici à 2017.

Qui est concerné ?

Le Service Civique s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap.
Indemnisé 573 € par mois, il permet de s’engager sans condition de diplôme dans une mission d’intérêt général au sein d’une association, d’un établissement public, d’une collectivité… En France ou à l’étranger et dans 9 domaines d’action : solidarité, environnement, sport, culture, éducation, santé, intervention d’urgence, mémoire et citoyenneté, aide humanitaire.

Quels objectifs ?

Le Service Civique permet de s’engager, pour une période de 6 à 12 mois dans une mission en faveur de la collectivité. C’est la possibilité de vivre de nouvelles expériences et de s’ouvrir à d’autres horizons en effectuant une mission au service de tous.
C’est la possibilité de recevoir et de transmettre le sens des valeurs républicaines et de contribuer au renforcement du lien social. C’est également une opportunité de développer ou d’acquérir de nouvelles compétences. Ainsi, toute mission de Service Civique est accompagnée d’un tutorat individualisé et d’un accompagnement à la définition d’un projet d’avenir.
Le Service Civique prend en compte les besoins et attentes du volontaire et constitue une étape importante de son engagement dans la société.
L’ambition est de parvenir à accueillir d’ici 2018 la moitié d’une classe d’âge et une classe d’âge entière en 2020.

Éléments-clés

▶engagement volontaire d’une durée de 6 à 12 mois pour 24h par semaine minimum, auprès d’organismes à but non lucratif ou de personnes morales de droit public, en France ou à l’étranger.
▶  accomplissement d’une mission d’intérêt général dans des domaines d’interventions reconnus prioritaires pour la nation ;
▶ versement d’une indemnité prise en charge par l’État (467,34 euros), et d’un soutien complémentaire, en nature ou argent, pris en charge par l’organisme d’accueil (minimum de 106,31 euros) et 106,38 en plus pour les bénéficiaires du RSA ou titulaire d’une bourse de l’enseignement supérieur ;
▶ ouverture d’un droit à un régime complet de protection sociale financé par l’État ;

Date d’entrée en vigueur

Le Service Civique a été créé le 10 mars 2010. À la suite des attentats de janvier 2015, il est devenu le service civique universel, le Président de la République souhaitant établir un droit pour tous les jeunes à s’engager.

 

Le département doit aider les missions locales !

Le département doit aider les missions locales !

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°47 – mai-juin2016

Joaquim TIMOTEO

 

mission-localeMême si le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a diminué de 5,5% depuis un an dans notre département, la question de l’insertion professionnelle des jeunes altoséquanais doit rester une priorité pour tous dans laquelle les missions locales présentes sur notre territoire ont un rôle important à jouer.

Plus de trente ans après la démarche initiée par Bertrand Schwartz, les missions locales continuent en effet de porter une approche innovante dans l’intervention sociale à destination des jeunes. Conçues comme un « guichet unique », elles traitent dans leur globalité les problèmes des publics qu’elles accueillent, en recherchant leur insertion professionnelle et leur insertion sociale.

Dans notre département, ce sont plus de 20 000  jeunes de moins de 25 ans et en difficulté d’insertion qui sont suivis par le réseau des missions locales. Plus de 60% de l’offre de services qui leur est proposée concerne l’accès à l’emploi. Pourvues de personnels formés à l’écoute, les missions locales assurent ainsi un travail d’accompagnement et de suivi personnalisé qu’il faut saluer.

Le Gouvernement a annoncé récemment la généralisation de la Garantie Jeunes, faisant de celle-ci un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Cela permettra de sécuriser les parcours d’accès des jeunes à l’autonomie et à l’emploi, en instaurant un vrai droit à l’accompagnement assorti d’une garantie de ressources. Là encore, les missions locales ont un rôle essentiel dans ce dispositif. Pourtant, dans de nombreuses communes, elles sont aujourd’hui en danger ou remises en cause.

Des moyens conséquents doivent être mobilisés pour lutter contre le chômage des jeunes et le Département doit y prendre sa part. C’est un choix qui a déjà été opéré dans d’autres départements franciliens (Seine et Marne, Essonne,..) et dont nous devrions nous inspirer. Il est bien plus important aujourd’hui de venir en aide aux communes pour le maintien d’un service public de qualité à destination de la jeunesse que de s’aventurer à des rapprochements sans fondement avec le département voisin…

Nous demandons au Président de notre conseil départemental de participer à l’effort de financement des missions locales indispensables pour de nombreux jeunes altoséquanais.

 

 

Minima sociaux : vers un socle commun dès 18 ans ?

Minima sociaux : vers un socle commun dès 18 ans ?

Le rapport du député Christophe Sirugue, « Repenser les minima sociaux – Vers une couverture socle commune », remis au Premier Ministre le 18 avril 2016 , dresse un état des lieux des dix minima sociaux qui existent aujourd’hui en France et propose un scénario ambitieux pour faire évoluer l’ensemble de ces dispositifs qui bénéficient actuellement à 4 millions d’allocataires.

Les minima sociaux sont un des piliers de notre système social. Non contributifs, ils ont pour objectif d’assurer un revenu minimal à une personne ou à sa famille. Leur développement depuis la seconde guerre mondiale est le signe que la France a su se doter d’un système de solidarité ambitieux.

minima sociaux

Le rapport propose une série de  mesures de simplification de l’architecture des minima sociaux qui pourraient être mises en œuvre dès le 1er janvier 2017. Clarifier l’architecture des minima sociaux, c’est renforcer son acceptabilité et fonder le consentement de tous à l’effort de solidarité. Je soutiens cette  proposition d’unification des différents minima sociaux dans une prestation unique, « couverture socle commune » à tous.

Les propositions formulées par le rapport posent également la question de l’accès des jeunes aux minima sociaux et notamment celle de l’accès des 18-25 ans au RSA.  Si l’accès des jeunes à ce dispositif universel de lutte contre la pauvreté avait été permise par une extension en septembre 2010, force est de constater que les conditions posées pour l’obtenir ( justification d’au moins deux ans de travail au cours des trois dernières années) les excluaient de fait. Cette condition d’âge empêche de lutter efficacement contre la pauvreté des plus jeunes, dont la hausse depuis 2008 est malheureusement frappante.

C’est pour cela qu’il me paraît nécessaire d’étudier sérieusement  la question de l’accès des jeunes aux minima sociaux dès 18 ans car comme le rappelle le député C.Sirugue, « empêcher de voir un jeune commencer sa vie dans la précarité, ce n’est pas de l’assistanat, mais de l’investissement ».

 

Le rapport sur les minima sociaux : rapport sirugue minima sociaux avril 2016