Comités de quartier : pour une vraie démocratie participative

Comités de quartier : pour une vraie démocratie participative

Intervention au Conseil municipal – 30 mars 2017

Vous nous présentez ce soir un projet de délibération sur la création de comités de quartier qui doivent venir se substituer aux conseils de quartier existants.

La 1ère remarque qui me vient sur ce projet  est tout d’abord celle d’un double constat :

Celui d’un échec et celui d’une réelle divergence.

Constat  d’échec d’abord parce que cette délibération c’est d’abord l’aveu d’un échec, celui des conseils de quartier, installés dans la précédente mandature, qui n’ont été que des conseils « fantôme » tant ils ont brillé par l’absence d’activité, d’objectifs tout comme ils ont été absents de grands dossiers d’aménagement pour notre Ville. D’ailleurs le refus de nous diffuser les différents comptes rendus des rares réunions qui ont pu avoir lieu tout comme votre refus d’un réel bilan du travail effectué (qui au passage aurait été bien utile aujourd’hui) mais que vous vous interdisez de faire en sont bien la preuve. Mais il est vrai que rendre-compte de rien , c’est toujours difficile !!

Constat d’une divergence réelle ensuite sur la conception même de ce qu’est la démocratie participative

Vous venez d’énoncer le fait que la démocratie participative serait déjà bien présente à Montrouge, au travers les réunions de quartiers , les balades urbaines ou encore le tchat mensuel du Maire. Nous avons là un profond désaccord.

Car

Non ! le tchat mensuel, simple opération de communication bâti sur des questions sélectionnées, n’est pas de la démocratie participative

Non !  les balades fussent-elles sympathiques ne sont pas de la démocratie participative mais de simples promenades.

Non ! les réunions de quartier où l’on vient répondre avec légèreté aux questions posées par les mêmes habitants l’année précédente, ne sont pas de la démocratie participative.

Toutes ces formules sont au plus de simples lieux d’enregistrement de demandes des Montrougiens (qui peuvent être tout à fait légitimes par ailleurs) mais seulement cela…

Une vraie démocratie participative et les outils de sa mise en œuvre font quant à eux référence à l’intervention directe des citoyens dans le champ de la décision politique. Elle vient bien sûr interroger la démocratie représentative mais face à « l’omniscience des experts », elle valorise une expertise d’usage et des compétences souvent inconnues des citoyens. Rien de tout cela dans vos dispositifs existants …

Une vraie démocratie participative mobilise l’intelligence collective des citoyens, incitent à leur participation et à leur engagement. En cela elle ré-inscrit les citoyens dans les espaces et les lieux dans lesquels ils vivent et ce faisant redonne de l’intérêt à la chose publique, à la Res publica.

Notre démocratie en a bien besoin surtout dans le contexte actuel où beaucoup s’attèlent à nous diviser, à opposer les uns aux autres.

C’est à cette vision de la démocratie participative façonnée d’éducation populaire que j’adhère et non à celle que vous estimez déjà mise en œuvre et qui ne réside qu’en des outils de communication politique.

 

Aussi si le « relookage » que vous proposez aujourd’hui des conseils de quartier restent fonder sur les mêmes options alors ils seront voués au même échec même si plus de Montrougiens y participent.

Pour finir, j’ai maintenant quelques remarques sur la composition et le fonctionnement des Comités de quartier maintenant :

  • Tout d’abord, je trouve anormal qu’aucune place ne soit donnée aux élus d’opposition dans le collège des membres de droit. La refondation du dispositif aurait pu aussi faire preuve d’ouverture.
  • Pour ce qui est du collège des résidents, au-delà leur simple volontariat, je veux qu’il soit précisé la manière dans la sélection sera faite. J’ai compris qu’il y aurait tirage au sort du 26ème au 30ème participant. Mais pour les 25 premiers, que fait-on ? On les enregistre par ordre d’arriver ? Qui contrôle l’ordre d’arrivée ? Cherche-t-on à avoir une représentativité du quartier en termes de genre, de profession, d’âge ?
  • Il est aussi important que l’on n’oublie pas la formation nécessaire à prévoir pour les membres de ces comités de quartier qui auront à se confronter nécessairement à des questions techniques. Si l’on souhaite que les comités de quartier jouent leur rôle, il faut outiller ses membres

Enfin si on veut réellement considérer le travail des habitants participant à ces comités et associer plus largement la population, il ne faut pas que les travaux de ces comités se fassent à huis clos mais que des séances publiques soient organisées avec invitation à la population.

De plus il faut donner à ces comités un pouvoir d’interpellation du Conseil municipal à travers la possibilité par exemple de l’inscription d’une question à l’ordre du jour.

Gestion du stationnement de surface à Montrouge

Gestion du stationnement de surface à Montrouge

Intervention au Conseil municipal du 30 Mars 2017

 

La délibération que nous traitons ce soir pose la question de la gestion et de l’exploitation du stationnement de surface de Montrouge à compter de l’année 2018. Vous proposez de retenir le principe de la délégation de service public (concession)  pour cela.

Un point tout d’abord sur le nouveau cadre réglementaire

La loi MAPTAM (modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) qui a été votée en janvier 2014 a intégré une réforme de grande envergure pour les mobilités urbaines au travers de la décentralisation et de la dépénalisation du stationnement.

Je suis convaincu que c’est une réforme importante car elle donne ainsi aux collectivités la pleine maîtrise de leur politique de stationnement, en faisant notamment du stationnement un service rendu aux usagers par la collectivité.

Les collectivités disposent donc d’un nouvel outil pour définir leur politique de stationnement, pour peu qu’elles s’en emparent totalement.

S’en emparer, ce n’est pas uniquement se focaliser sur les recettes attendues mais inscrire réellement cet outil dans une réflexion plus globale sur les questions de mobilité qui intègre la diversité des usages incluant le vélo, l’autopartage ou encore le covoiturage

Ces nouvelles compétences incluent la définition d’une stratégie en matière de tarification, une meilleure incitation au paiement afin d’obtenir une meilleure rotation des véhicules en stationnement favorable à l’environnement, aux automobilistes eux-mêmes, mais aussi à l’activité économique et notamment au commerce de proximité.

En pratique, l’usager ne s’acquittera plus d’un droit de stationnement mais d’une redevance de stationnement (redevance d’utilisation du domaine public).

Ceci a son importance car dorénavant si l’automobiliste ne paie pas ou ne paie que partiellement cette redevance lors de son stationnement, il ne commettra plus une infraction passible d’une amende de 17 euros mais il devra payer en remplacement un forfait de post-stationnement (FPS) dont le montant devra être fixé par le conseil municipal.

Si aujourd’hui le droit de stationnement est très mal encaissé du fait notamment de son non-paiement (en moyenne environ seulement 3 automobilistes sur 10 paient leur ticket de stationnement), on sait par ailleurs que là où la décentralisation du stationnement a été faite  cela a permis, en moyenne, le doublement du paiement spontané de la redevance par les automobilistes (le taux de paiement spontané du stationnement à Barcelone est passé de 30 % à 67 %)

Enfin je rajoute que la loi a prévu que les redevances payées dès le début du stationnement par les usagers sont conservées par les collectivités ayant établi le barème tarifaire ; alors que le produit des forfaits de post-stationnement sera destiné au financement des opérations visant à améliorer les transports collectifs respectueux de l’environnement et, plus généralement, la circulation routière en conformité avec les orientations inscrites dans les plans de déplacement urbains, lorsqu’ils existent.

J’ai rappelé ces quelques points parce qu’ils ont leur importance dans le choix du mode de gestion du service de stationnement. Bien sûr, ce mode de gestion doit se déterminer notamment au regard des investissements nécessaires et des recettes attendues.

Cela suppose que l’on dispose d’un diagnostic complet du fonctionnement actuel et de l’évaluation précise des besoins et des contraintes éventuelles. Or je ne vois dans la délibération de ce soir aucun élément clair, précis et quantifié qui nous permette de faire un choix éclairé. Combien coûte la maintenance du parc des horodateurs aujourd’hui ? Quelle nouvelle tarification voulons nous ? Avec quel zonage pour la ville ? le même qu’aujourd’hui ou avec une extension et donc avec plus d’horodateurs? Que deviennent les ASVP de la ville ? Toutes ces questions sont importantes car elles sont des paramètres qui interfèrent sur le risque d’exploitation. Or ce niveau du risque d’exploitation est un élément essentiel dans le cadre d’une délégation de service public notamment dans le cadre de la négociation avec le prestataire qui serait retenu.

Sur un autre aspect, je rappelle que les seules nouvelles missions qui entreront en vigueur au 01/01/2018 sont l’établissement des FPS et leur notification à l’usager, le recouvrement des FPS et la gestion des RAPO (recours). Pour le reste, la gestion est déjà assurée par la ville (gestion du parc horodateurs, entretien maintenance, surveillance du paiement, collecte, gestion de la régie des recettes).

Comme je l’ai signifié en commission consultative des services publics locaux, il nous faudrait tout d’abord avoir une évaluation du coût en régie pour évaluer l’opportunité d’une DSP. Ce diagnostic nous ne l’avons pas ! et les problèmes d’urgence de calendrier ne suffisent pas pour faire un choix. Les dates de mise en œuvre de cette réforme sont connues depuis bien longtemps et je regrette que cela soit dans la précipitation que les choses se fassent.

Dernier point mais sans doute pas le moins important, c’est celui du zonage. Aujourd’hui nous avons 4 zones sur Montrouge : 3 zones payantes (rouge, orange, verte) et 1 zone gratuite. En commission de services publics locaux vous avez annoncé votre choix de passer la totalité de la ville de Montrouge en stationnement payant. Vous allez me rétorquer que les questions de prix du stationnement ne sont pas inscrites dans la DSP puisqu’elles demeurent de la seule compétence de la Ville. Certes, mais le choix d’étendre le zonage payant a des impacts sur le parc des horodateurs (ne serait ce que sur leur nombre) or il n’est aucunement question de cela dans les caractéristiques des prestations attendues par le concessionnaire. Sur ce point, vous vous devez dès maintenant d’informer la population sur ce choix du tout payant car il n’est pas sans incidence sur le pouvoir d’achat des Montrougiens.

Aussi bien que la réforme proposée peut constituer une avancée pour les politiques de mobilité, votre choix d’étendre le stationnement payant à tout le territoire montrougien nous conduit à rejeter votre projet de délibération.

Budget primitif 2017

Budget primitif 2017

Nous avons déjà débattu des grandes masses de ce budget au travers des orientations budgétaires qui nous ont été présentées au début de ce mois. L’essentiel a été dit lors de notre dernier débat et les quelques éléments d’ajustement qui ont pu être apportés au document budgétaire à la suite de notification n’en changent en rien l’économie générale.

Et comme les années se suivent et se ressemblent, les interventions que j’ai faites l’année dernière sur le budget primitif pourraient presque être faites de nouveau

Quelques remarques donc en plus de celles déjà formulées pour le DOB

Du côté des recettes de fonctionnement,

Du côté de la fiscalité, je note comme l’année dernière la disparition d’un certain nombre de recettes fiscales qui ont été transférées au territoire notamment les taxes sur les entreprises mais aussi l’augmentation du produit de la fiscalité des ménages (notamment du foncier bâti) du fait de l’actualisation des bases. Et au final ce sont quand même 620 000 euros supplémentaires que le budget devrait récupérer par rapport au DOB 2017.

Pour ce qui concerne la baisse de la DGF Dotation Globale de Fonctionnement, ma remarque reste aussi la même. Je ne veux pas minorer les contraintes qui sont venues impacter plus globalement les ressources de la Ville, au titre du redressement des comptes de la Nation. Et j’espère qu’au-delà de cette contribution qui n’est pas prête de s’éteindre (il n’y a qu’à regardé les programmes des différents candidats du centre et de la droite) on arrivera un jour à redéfinir des critères simples pour le calcul de cette DGF.

Enfin du côté des recettes d’investissements, je m’étonne que vous regrettiez l’extinction définitive du Versement pour Dépassement du Plafond Légal de Densité qui n’est que le résultat de sa suppression décidée par Mr Baroin avant 2012. Versement qui certes apportait qq ressources à la Ville mais à constituer une prime à la densification intensive à Montrouge.

Je ne peux pas laisser passer non plus la question du  prélèvement en faveur du logement social qui marque le retard que nous continuons d’avoir au regard des 25% de logements sociaux à atteindre d’ici 2025. Certes on ne peut atteindre cet objectif du jour au lendemain (c’est bien pour cela que l’atteint e de la cible est prévue pour 2025) mais on ne peut rester sans rien faire. Certes l’OPH de la Ville ne peut à lui seul compenser le retard même s’il doit y contribuer. Aussi faut-il mobiliser les bailleurs sociaux pour qu’ils viennent construire dans notre ville plutôt que d’y maintenir la présence unique de constructeurs de très haut de gamme qui ne pourront jamais apporter l’offre de logements accessibles qu’il faut pour les Montrougiens modeste ou de classe moyenne. Je n’ai pas encore les chiffres pour 2016 mais je rappelle que le pourcentage de logements sociaux avait baissé entre 2014 et 2015 passant de 21.1% à 20.7%. ce n’est évidemment pas la tendance à la baisse qu’il faut poursuivre.

Les mouvements immobiliers devraient intégrer ce paramètre plutôt que de se limiter à l’acquisition/cession pour des finalités que nous n’avons toujours pas comprises. Je veux parler ici du 51 avenue de la République. La Ville a acheté le 47 puis le 49 av. de la République et les a déjà revendus… progressivement la Ville sera propriétaire du 51. Et on ne sait toujours pas ce qu’il va devenir

Sur les investissements, j’aurai aimé trouvé quelque financement pour la cuisine centrale que nous attendons depuis plusieurs années.

Je m’interroge aussi sur les frais engagés pour le site de Villelouvette. On y investit à nouveau plus d’1 million € mais on ne sait pas ce que l’on veut faire de ce site à long terme. A moins que cela ne soit pour des questions de sécurité, je préférerai que l’on investisse sur les équipements présents sur le territoire de Montrouge, ceux que les Montrougiens fréquentent tous les jours.

Evidemment, nous voterons contre ce budget primitif et les choix qu’ils portent.

Déploiement d’offres de service de recharge pour véhicule hybrides et électriques à Montrouge

Déploiement d’offres de service de recharge pour véhicule hybrides et électriques à Montrouge

Intervention au Conseil municipal – 2 mars 2017

Je me réjouis du déploiement d’une offre de service de recharge pour les véhicules hybrides et électriques sur le territoire de Montrouge.

1ère remarque sur le principe du déploiement

Je partage avec vous le constat que le développement à grande échelle de la mobilité électrique nécessitera au-delà même de l’amélioration des performances des véhicules eux-mêmes, que l’on développe une infrastructure de recharges suffisante sur le territoire.

L’essentiel des bornes de recharge se situent aujourd’hui chez les particuliers qui disposent d’ailleurs d’aides diverses de l’Etat pour l’installation de ces bornes chez eux, au travers notamment d’un crédit d’impôt transition énergétique de 30% mais aussi des aides à la pose de prise de recharge partagée dans les habitats collectifs. Je pense aussi à l’obligation qui est faite depuis janvier 2017 de pré-équiper les places de parkings dans les immeubles neufs.

Tout ceci es de nature à favoriser l’accès au rechargement mais ne satisfera pas complètement les besoins pour celles et ceux qui peuvent en bénéficier de ces solutions. C’est là que l’offre d’équipement dans l’espace public joue son rôle. L’Etat accompagne bien sûr le déploiement de ces bornes, déploiement qui n’en est qu’à son début puisque la loi sut la transition énergétique a fixé un objectif de 7 millions de point de charge  de toute nature installés en 2030. Pour mémoire, moins de 15000 points de recharges sont aujourd’hui disponibles sur le territoire national.

Il est normal que Montrouge puisse bénéficie de ce soutien et nous voterons en ce sens cette délibération.

2ème remarque sur la question de l’implantation

Vous évoquez dans la délibération l’installation d’au moins 4 stations avec un total d’au moins 20 bornes de recharge. J’en déduis que la taille moyenne des stations sera de 5 bornes donc de 5 places de stationnement. Il me semble qu’il serait intéressant que l’on puisse avoir une réflexion sur l’implantation de ces stations mais aussi de leur taille. On pourrait faire le choix de stations  plus petites en taille mais plus largement distribuées sur la commune. Il faut penser également à leur articulation avec l’emplacement actuel (et à venir) des stations Autolib qui offrent également un service de recharge pour les particuliers.

Enfin s’interroger sur l’implantation (et ce sera ma 3ème et dernière remarque) c’est aussi questionner la question de la nature des mobilités sur notre territoire et leurs articulations. Je suggérai à l’instant une complémentarité à trouver avec Autolib mais elle peut aussi se faire avec l’autre réseau de libre-service qu’est Velib  dont nous avons parlé tout à l’heure. Puisque l’on va inscrire une offre de mobilité (directe ou complémentaire) dans l’espace public, je demande à ce que la population puise être associée à une réflexion sur cette implantation par la mobilisation de conseils de quartiers ouverts (par exemple) , complétée éventuellement par d’autres méthodes de consultation.

DEBAT D’ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2017

DEBAT D’ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2017

Intervention au Conseil municipal – 2 mars 2017

Nous ne pouvons pas débattre pleinement et en toute connaissance de cause des orientations budgétaires car nous ne disposons pas des informations suffisantes pour le faire.

Et ce pour 2 raisons,

1/ Le décret n°2016-841 du 24 juin 2016 relatif au contenu ainsi qu’aux modalités de publication et de transmission du rapport d’orientation budgétaire prévoit un certain nombre de points qui sont absents  du document que vous nous présentez.

Le  décret prévoit bien sûr la présentation des orientations budgétaires envisagées par la commune portant sur les évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes, en fonctionnement comme en investissement. On peut considérer que ces informations figurent bien dans le document présenté.

Par contre il manque les 2 aspects nouveaux introduits par le décret et qui doivent obligatoirement compléter la présentation de ces orientations budgétaires.

Il s’agit d’une part de la présentation des engagements pluriannuels, notamment les orientations envisagées en matière de programmation d’investissement. Je n’ai pas entendu dans ce que vous avez évoqué d’éléments sur cette dimension pluriannuelle de nos investissement , ni en terme de niveau des autorisations de  programme, ni  de crédits de paiement envisagés.

Le rapport d’orientation budgétaire doit enfin prévoir des informations relatives à la structure des effectifs ; aux dépenses de personnel, notamment des éléments sur la rémunération tels que les traitements indiciaires, les régimes indemnitaires, les nouvelles bonifications indiciaires, les heures supplémentaires rémunérées et les avantages en nature ; à la durée effective du travail dans la commune. Il présente en outre l’évolution prévisionnelle de la structure des effectifs et des dépenses de personnel pour l’exercice auquel se rapporte le projet de budget. Là encore, ces données ne sont pas communiquées.

2/A côté de l’incomplétude claire du rapport au regard des éléments qu’ils devraient obligatoirement contenir, il manque également la mise en évidence de scenarios possibles selon l’évolution des périmètres de compétences des intercommunalités  dans lesquelles nous sommes inscrits.

C’est une remarque que j’avais déjà faite l’an dernier, qui était alors restée sans réponse mais qui conserve toujours son actualité.

Le débat sur les orientations budgétaires que nous avions engagé l’année dernière s’était fait dans un contexte particulier d’évolutions institutionnelles et financières, notamment à la suite des lois Notr  et Maptam.  Il est un fait que cette séquence de transformation n’est toujours pas achevée et n’a pas atteint un point de stabilité. Il demeure donc encore des points d’incertitude sur les évolutions à venir.

Parmi ceux-ci, il y a les périmètres des compétences qui ne sont pas sans impact budgétaire évidemment. Je veux parler du transfert éventuel des équipements culturels et sportifs vers le territoire Vallée Sud Grand Paris (qui ne faisaient pas partie des compétences obligatoires transférées vers le niveau supra-territorial). Les communes ont en effet jusqu’à la fin de l’année 2017 pour décider de l’intérêt ou pas de ces équipements et donc de leur transfert.

C’est un point dur sur lequel le rapport aurait dû revenir ne serait-ce que pour analyser l’impact financier des scenarios avec ou sans transfert. Au final, si des choix sont faits sur ce plan, nous n’aurons eu aucun moment de débat sur leur opportunité. Cette séquence de discussion devrait nous permettre d’évaluer diverses options avant que le budget primitif ne transcrive les arbitrages qui seront ensuite faits. Mais en fait on ne débat pas finalement d’orientations mais on prend simplement connaissance des arbitrages que vous avez déjà faits…

Je rajoute que dans le nouveau cadre du décret de 2016(que j’ai déjà cité), le rapport d’orientation budgétaire devrait aussi être un outil de participation Puisque a loi prévoit que les conseils de quartiers (des communes de plus de 20000 hab.) sont obligatoirement associées à l’élaboration des orientations budgétaires. Je pense qu’il n’en a rien été à Montrouge car si cela avait été le cas, vous nous auriez sans aucun doute communiqué les résultats de ces consultations. Malheureusement, je sais qu’elles n’ont pas eu lieu…

 

Sur le détail des propositions faites dans la  2eme partie de votre rapport, je vais laisser mes collègues compléter car nous interviendrons à plusieurs voix  mais toutes mes remarques de l’année dernière continue de s’appliquer aussi bien sur les investissements que sur le fonctionnement.

Pour conclure : il est totalement exact que la DGF diminue de nouveau et que la péréquation horizontale continue de s’appliquer. Vous dénoncez cette baisse mais je voudrai juste vous rappeler que les propositions de celui qui représentera votre famille politique à l’élection présidentielle (enfin, s’il est toujours votre candidat… mais de toute façon le candidat pressenti pour un Plan B a les mêmes propositions… !!) a d’ores et déjà annoncer 110 milliards d’économies pour les 5 prochaines années . Aussi le niveau prévisible des baisses des dotations est encore plus élevé avec votre candidat que la situation d’aujourd’hui.

Vous vous plaigniez tout à l’heure de la disparition du caractère dynamique des recettes. Et bien avec votre candidat cette situation n’est pas prête de changer puisqu’il va jusqu’à proposer d’un côté l’encadrement de l’augmentation des impôts locaux – on se demande d’ailleurs si la libre administration des collectivités n’est pas ici en cause -… d’un autre côté, la dynamique des dépenses, elle, est prise pour cible  avec l’affichage de la suppression de fonctionnaires

C’est donc à partir d’un rapport d’orientations budgétaires incomplet que l’on va débattre ce soir.

Investiture de Benoît HAMON

Investiture de Benoît HAMON

À la Maison de  la Mutualité ce matin pour participer à l’investiture de Benoit Hamon avec Christiane Taubira, Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg, Emmanuel Cosse, Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon et des salles pleines de militants venus lancer la campagne

 

Exposition Art et Artisanat à Montrouge

Exposition Art et Artisanat à Montrouge

Vernissage de l’exposition Art et Artisanat

A la découverte des très belles oeuvres réalisées par près de 200 artistes montrougiens en compagnie de Daniel Bruyère et de notre députée Julie Sommaruga.

Expo jusqu’au 10 février, ne tardez pas pour la visiter.

 

 

Primaires de la Gauche et des Ecologistes : résultats 1er tour

Primaires de la Gauche et des Ecologistes : résultats 1er tour

Avec plus de 51 000 votants dans le département (51 435), les Hauts-de-Seine, se place à la deuxième place francilienne derrière Paris en nombre de votants. Pour rappel en 2011, nous avions 71 000 votants dans le département, soit une baisse de 28%, soit beaucoup moins que la moyenne nationale.

Pour Montrouge,  2440 votants ont fait le déplacement dans les 5 bureaux de vote mis à leur disposition . Cela représente la 2ème plus forte participation en nombre de votants par ville du département

Les résultats pour Montrouge :

Manuel Valls : 27,1%
Sylvia Pinel : 1,6%
Vincent Peillon : 10,3%
François de Rugy : 4,5%
Arnaud Montebourg : 15,0%
Benoît Hamon : 40,6%
Jean-Luc Bennahmias : 1,0%

 

Le résultat global pour les Hauts-de-Seine au Premier tour :

1. Benoît HAMON : 35.61% (18118)

2. Manuel VALLS : 32.10% (16333)

3. Arnaud MONTEBOURG : 15.57% (7922)

4. Vincent PEILLON : 8.97% (4566)

5. François De RUGY : 4.89% (2490)

6. Sylvia PINEL : 1,83% (930)

7. Jean-Luc BENNAHMIAS : 1.01% (512)

Blancs et nuls : 1.07% (551)

 

J’appelle tous les Montrougiens à se mobiliser dimanche 29 janvier de 9h00 à 19h00 pour le second tour.

Dès dimanche soir prochain, nous serons tous derrière le candidat qui sortira des urnes. TOUS, car c’est le principe même de la primaire.