Platanes abattus à Montrouge – Audit phytosanitaire

Platanes abattus à Montrouge – Audit phytosanitaire

Dans un souci de transparence et pour que chacun puisse se faire une opinion sur les travaux en cours, vous trouverez ci-dessous l ‘ “Audit phytosanitaire et les préconisations de gestion” réalisé en juillet 2018 par Arbres et Paysages à la demande la ville de Montrouge sur les secteurs de l’avenue Jean Jaurès.

Dans cet audit vous trouverez arbre par arbre les préconisations de l’auditeur, ainsi que des remarques sur l’élagage des arbres fait à Montrouge. On y vérifie que sur les 164 arbres qui composent l’espace en voie d’aménagement, seuls 24 d’entre eux sont recommandés “à abattre” du fait de leur état phytosanitaire.

ABATTAGE DES ARBRES A MONTROUGE : RECOURS EN JUSTICE

ABATTAGE DES ARBRES A MONTROUGE :  RECOURS EN JUSTICE

Depuis cet été, dans la précipitation, le Maire de Montrouge a choisi de faire abattre l’alignement d’arbres qui se déploie de la place Creps à la place Jean Jaurès pour aménager l’avenue qui suit cet axe. Au total plus de 160 arbres sont menacés d’abattage. Certains sont déjà coupés.

Si la majorité municipale UDI/LR cherche aujourd’hui à verdir l’espace urbain, elle oublie de dire qu’elle est le principal acteur de son bétonnage depuis plus de vingt ans sans aucun scrupule quant au nombre de mètres-carrés cédés notamment à l’immobilier de bureaux.

J’ai défendu depuis longtemps la nécessité d’une végétalisation et d’un plus grand nombre d’espaces verts à Montrouge, mais dans le respect du patrimoine naturel existant.

L’aménagement non concerté de l’avenue Jean Jaurès ne peut se faire sans débat avec les Montrougiens et en dilapidant le patrimoine naturel que constitue une série d’arbres centenaires.

Le massacre de ces arbres doit cesser, leur sauvegarde est essentielle.

Aussi j’engage dès aujourd’hui un recours contre la décision de la Ville de Montrouge.

Platanes abattus à Montrouge : inacceptable !

Platanes abattus à Montrouge : inacceptable !

« L’homme qui massacrait les arbres ».
L’été 2018 aura été l’un des plus chaud de ces dernières années et celles qui viennent verront le phénomène s’accentuer selon les climatologues. Le dérèglement climatique est là et il va falloir changer nos comportements collectifs si l’on souhaite atténuer le réchauffement planétaire annoncé.
La végétalisation de nos villes doit y contribuer. C’était une de mes propositions dès 2014 alors que la majorité municipale n’avait fait que bétonner Montrouge depuis de nombreuses années et continue de le faire aujourd’hui.

Mais l’été 2018 sera aussi celui qui aura révélé la véritable ambition écologique de la municipalité.
Une ambition écologique qui se résume à l’abattage pur et simple de la quasi-totalité des platanes qui longent la voirie de la place Creps à la place Jean Jaurès. C’est une partie du patrimoine environnemental de la ville qui s’envole. Les platanes, pour beaucoup, centenaires sont tronçonnés les uns après les autres !!! Quel gâchis, quel scandale ! Leur état phytosanitaire n’imposait aucunement cela. Il n’y a qu’à observer l’état des coupes (voir photos).

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Le Maire et le paysagiste avaient indiqué lors de la réunion d’information sur l’aménagement de l’avenue Jean Jaurès que seuls les arbres malades seraient abattus et les autres déplacés. Une nouvelle réunion prévue à la rentrée devait aborder ce sujet. Au final seuls 30 platanes seront, semble-t-il, préservés sur les 90 existants. Qui peut croire que les 60 platanes ainsi abattus étaient tous irrécupérables… ? Tout cela sans concertation, sans information de la population. On voit à quoi servira cette prochaine réunion : à dire les choix irréversibles que le Maire a fait seul. Il restera donc celui qui aura massacré les arbres Montrouge au profit de sa seule ambition.

#MontrougeMériteMieux
L’intérêt des Montrougiens n’est pas celui-là. Il est de conserver, de préserver et d’améliorer le peu de patrimoine naturel de la ville. La mise en place d’un marché aux fleurs un week-end de printemps et quelque inauguration de bac à fleurs à un coin de rue ne suffisent pas à fonder une ambition écologique pour notre ville. Ce sont des moments certes sympathiques mais qui n’ont pour but que d’alimenter une communication « greenwashing » superficielle quand les Montrougiens sont en droit d’attendre des mesures bien plus structurelles sur ce sujet.

Car le projet d’aménagement de l’avenue Jean Jaurès n’est pas pour le Maire, un projet au service des Montrougiens ; si c’était le cas, il les aurait associés à son élaboration et défini avec eux les évolutions souhaitées. Ce projet n’est au final qu’un instrument électoraliste au service des prochaines échéances municipales. Les choses sont maintenant claires et les arbres de la ville en paient durement le prix !

TRIBUNE. Pour une Union européenne des territoires

TRIBUNE. Pour une Union européenne des territoires

A l’heure où les populismes gagnent les esprits et l’esprit européen est mis à mal, j’ai signé l’appel lancé par Sauvons l’Europe pour mettre en oeuvre un ensemble d’actions concrètes pour que nos concitoyens aient accès à un débat de qualité sur l’avenir du projet européen.

Cet appel a été relayé par le journal Ouest-France le 7 juillet denier.

Voici le texte de cette tribune :

Pour une Union européenne des territoires

Partout en Europe, les discours populistes et europhobes se développent. Élus locaux, nous sommes convaincus que l’Europe ne survivra pas à l’échec de ses territoires à assurer, au quotidien et dans la proximité, les promesses de protection et d’émancipation du projet européen.

Le futur de l’Europe doit se construire au travers de solidarités entre ses territoires et pas seulement par des réformes institutionnelles. Il s’écrit à partir de toutes ses collectivités et non uniquement au travers de ses mégalopoles phares. Le partage des réussites et expertises locales dans la gestion au quotidien des grandes transitions que vivent nos concitoyens doit se développer.

Notre territoire 100 % européen

Les collectivités d’Europe portent un équilibre entre identité et valeur qui renforce le projet européen et constitue un rempart protecteur des valeurs humanistes, démocratiques et sociales sur lesquelles s’est bâtie l’Europe depuis le 9 mai 1950. Elles sont au coeur de l’invention du vivre ensemble européen du nouveau siècle. Elles ont une responsabilité particulière en matière de transmission du projet et des idéaux européens aux nouvelles générations.

Élu local, attaché à la construction d’une Europe de solidarité et de progrès, je m’engage à apporter mon soutien à toutes les initiatives prises au sein de ma collectivité qui permettront :

– D’assurer le partage régulier d’expérience et d’information sur les apports concrets de l’Union européenne au sein de mon territoire. Notamment, les projets cofinancés par l’Europe devraient faire l’objet d’un bilan annuel publié sur les outils de communication de ma collectivité.

– D’organiser des débats réguliers au sein de ma collectivité sur le futur de notre continent, en particulier le 9 mai, lors de la Journée de l’Europe. À l’occasion des élections européennes, des actions de communication devraient rappeler l’importance de ce scrutin et les modalités du vote.

– De donner, au sein de mon territoire, une dimension européenne au quotidien des nouvelles générations, notamment par le soutien aux programmes d’échange scolaires, universitaires et professionnels (Erasmus) au sein de l’Union.

– De soutenir celles et ceux qui luttent, en Europe et au-delà, au nom des valeurs européennes et contre tous les populismes ; d’accueillir les associations, nationales ou locales, qui oeuvrent en faveur de la diffusion des principes européens ; de financer, quand elle existe, ou de contribuer à la création d’une Maison de l’Europe sur mon territoire.

– De promouvoir une réforme ambitieuse de l’affectation des fonds européens, s’appuyant sur les nouveaux outils numériques et faisant l’objet d’une réflexion citoyenne, démocratique et participative. »

Premiers élus signataires

Caroline ADOMO, maire adjointe (Champigny-sur-Marne), Margaud ANTOINE-FABRY, adjointe au maire (Metz), Nadège AZZAZ, conseillère régionale (Ile-de-France), Sandrine BERNARD, conseillère municipale (Ivry-sur-Seine), Pascal BLANC, maire (Bourges), Florence BLATRIX CONTAT, maire adjointe (Drom), Antoine BOUCHEZ, maire adjoint (Montrouge), Etienne BOUTONNET, conseiller municipal (Bayonne), Luc CARVOUNAS, conseiller municipal (Alfortville), Vincent CHAUVET, maire (Autun), Jérôme COUMET, maire (Paris 13e), Gérald COURTADON, vice-président du conseil départemental (Puy-de-Dôme), Danielle DAMBACH, maire (Schiltigheim), Delphine DAMIS-FRICOURT, conseillère départementale (Somme), Jean-Philippe DAVIAUD, conseiller régional (Ile-de-France), Jean-François DEBAT, maire (Bourg-en-Bresse), Valérie DEPIERRE, vice-présidente du conseil régional (Bourgogne – Franche Comté), Antoine DETOURNE, conseiller municipal (Arras), Françoise DOROCQ, conseillère d’arrondissement (Paris 15e), Christian DUMAS, maire (Ingré), Léa FILOCHE, conseillère de Paris (Paris), Jean-Claude FLACHAT, maire (La Valla-en-Gier), Dominique GAMBIER, maire (Déville-lès-Rouen), Laurence GOLDGRAB, conseillère de Paris (Paris), Catherine GOUHIER, conseillère municipale (Le Mans), Hugo GOUYSSE, conseiller municipal (Saint-Brieuc), Emmanuel GREGOIRE, adjoint à la maire (Paris), Pascal HUREAU, adjoint au maire (Montrouge), Xavier IACOVELLI, conseiller municipal (Suresnes), Claire JACQUIN, conseillère municipale (Nant-le-Grand), Andrea KISS, maire (Haillan), Benoîte LARDY, conseillère d’arrondissement (Paris 3e), Christophe LAVIALLE, adjoint au maire (Saint Jean de Braye), Loik LEBORGNE, conseiller d’arrondissement (Paris 20e), Marc LECERF, maire (Fleury-sur-Orne), Denis LINGLIN, maire (Sergy), Olivier MAILLEBUAU, adjoint au maire (Paris 2e), Marie MOULENES, conseillère municipale (Périgueux), Franck NOURY, conseiller municipal (Nantes), Stéphane PERON, conseiller départemental (Finistère), Carine PETIT, maire (Paris 14e), Jérémy PINTO, adjoint au maire (Le Creusot), Bastien RECHER, adjoint au maire (Paris 11e), Christine RENAUDIN-JACQUES, conseillère départementale (Côte d’Or), Franck RESPRIGET, vice-président du conseil départemental (Finistère), Roberto ROMERO AGUILAR, conseiller régional (Ile-de-France), Christophe ROUILLON, maire (Coulaines), Rosy SAOULI-SUCHAIL, adjointe au maire (Coursan), Nathalie SARRABEZOLLES, présidente du conseil départemental (Finistère), Aissata SECK, adjointe à la maire (Bondy), Laura SLIMANI, conseillère municipale (Rouen), Benoit SOLES, conseiller d’arrondissement (Paris 3e), Joaquim TIMOTEO, conseiller municipal (Montrouge),Yannick TRIGANCE, conseiller régional (Ile-de-France), Clément VACHE, conseiller municipal (Champigny-sur-Marne), François VAUGLIN, maire (Paris 11e), Benjamin VETELE, conseiller départemental (Loir-et-Cher), André VIOLA, président du conseil départemental (Aude), Sylvaine VULPIANI, conseillère régionale (Bretagne)

Question orale au Préfet des Hauts-de-Seine : “Maintenir les solidarités au travers du logement”

Question orale au Préfet des Hauts-de-Seine : “Maintenir les solidarités au travers du logement”

La séance du Conseil départemental du 29 juin a été l’occasion d’interroger sur plusieurs points concernant le rapport d’activités 2017des services de l’Etat.

J’ai profité de cette échange pour l’interpeler sur les effets de la loi Elan et sur l’accueil des migrants dans notre département.

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Question orale – séance du 29 juin 2018

Maintenir les solidarités au travers du logement

Monsieur le Préfet,

Le logement est un levier essentiel pour faire avancer la cohésion de nos territoires et les solidarités qui doivent s’y maintenir La situation difficile devant laquelle se retrouvent aujourd’hui nombre de personnes en matière de logement n’est malheureusement plus une nouveauté. Comme le rappelle d’ailleurs le dernier rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur L’État du mal-logement, si le marché de l’immobilier affiche une bonne santé générale, 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voient leur situation fragilisée par la crise du logement

Au 1er janvier 2017, on compte dans les Hauts-de-Seine 203 280 logements sociaux soit 28,3% des résidences principales, pourcentage qui reste stable par rapport à 2016. Ce pourcentage recouvre des disparités très fortes entre les communes du département

Dans ce contexte, on comprend mal les décisions qui viennent mettre à mal le secteur du logement social plutôt que de le soutenir. Le projet de loi ELAN, adopté par l’Assemblée nationale, en est une parfaite illustration et interroge fortement le devenir de l’article 55 de la loi SRU. Plusieurs dispositions affaiblissent de fait la portée de cet article 55 et l’obligation de rattrapage qui est faite aux communes en retard sur la construction de logements sociaux semble moins impérative. Le projet de loi prévoit ainsi la possibilité pour un maire de déroger aux obligations de production de logements sociaux, dans le cas d’une transformation de bureaux en logements. La loi incitera également les bailleurs sociaux à vendre une partie du parc pour renflouer leur capital, au rythme de 45000 logements HLM vendus par an en France, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui.

Au lieu du « tout accessible » dans les bâtiments de plus de quatre étages, la loi ELAN imposera enfin à toute nouvelle construction et donc également au logement social un quota de seulement 10 % d’appartements accessibles aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. Ce retour en arrière est aberrant au moment où la population vieillit, et où les personnes handicapées sont invitées à quitter les institutions et les foyers pour des logements adaptés

Dans ces conditions, quels moyens comptez-vous mettre en œuvre pour maintenir l’objectif minimal des 25% de logements sociaux dans l’ensemble des villes des Hauts-de-Seine ? Des efforts sur les aides à la pierre sont –ils prévus et de quelle ampleur ? 

Le problème du logement, c’est aussi celui de l’hébergement d’urgence et de la mise à l’abri des personnes les plus défavorisées qui participe également du maintien nécessaire des solidarités. Vous avez un peu abordé la question dans votre propos liminaire et dans les éléments de réponse que vous avez déjà apportés tout à l’heure sur le sujet du “115”. Je souhaiterai pour ma part aborder un autre aspect.

Dans le cadre du plan Migrants, plusieurs places d’hébergement devaient être ouvertes dans les Hauts-de-Seine.

Pourriez-vous, Monsieur le Préfet, nous indiquer quel en est aujourd’hui le nombre ainsi que leur répartition géographique et nous rappeler quel est l’effort de chaque ville dans ce dispositif ? Quelles sont les mesures mises en œuvre par les services préfectoraux pour accompagner ensuite les migrants ?

Hébergement d’urgence 92 : des familles à la rue

Hébergement d’urgence 92 : des familles à la rue

Elles sont environ une centaine ! Une centaine de familles, quelquefois avec des enfants, expulsées  de leur chambre d’hôtel attribuée par le 115 (Samu social) au motif que les critères d’attribution par la Préfecture ont changé …

Aucune solution pour le moment n’est trouvée malgré la détresse dans laquelle se trouvent ces personnes.

J’ai interpelé le Préfet sur le sujet afin de connaître les engagements que prendra l’Etat pour ne pas laisser toutes ces personnes à la rue

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