Beau succès pour le 1er Forum de l’économie sociale et solidaire

Beau succès pour le 1er Forum de l’économie sociale et solidaire

Ce sont plus de 100 personnes qui ont assisté aux débats du Forum de l’économie sociale et solidaire que j’organisais à Montrouge ce 19 novembre.

Que cela soit autour des différents stands qui présentaient l’activité de structures et d’organisation du secteur de l’ESS, ou au cours des tables-rondes consacrées à l’emploi et au bénévolat, chacun a pu échanger et de partager ses expériences. Des rencontres ont pu se faire, des découvertes de connexions possibles entre activités se sont réalisées, peut-être des idées de projets nouveaux ont-elles germé… C’était l’objectif que j’avais fixé à ce 1er forum et il est rempli.

Je remercie toutes les associations et organisations qui ont participé à ce forum et je donne rendez-vous à tous à l’année prochaine pour une prochaine édition !

Chacun pourra continuer à suivre l’actualité de cet événement sur ess-montrouge.fr

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1er Forum Economie sociale et solidaire à Montrouge le 19 novembre

1er Forum Economie sociale et solidaire à Montrouge le 19 novembre

La loi du 3 juillet 2014 a marqué une avancée considérable pour la reconnaissance et la promotion de l’économie sociale et solidaire dans notre pays.

Pour marquer cette évolution, j’ai souhaité organiser, pour la première fois à Montrouge, un Forum Économie Sociale et Solidaire le samedi 19 novembre 2016 de 14h à 18h.

Cette manifestation ouverte à tous devrait mobiliser les acteurs qui contribuent à l’existence et au développement du secteur de l’économie sociale et solidaire sur notre territoire. Elle aspire à faire se rencontrer toutes celles et ceux qui considèrent qu’un économie respectueuse de l’homme et de son environnement est possible.

Les principes d’utilité sociale et de solidarité qui guident les actions des organisations de ce secteur sont également au cœur de mon engagement personnel.

L’ensemble des structures qui ont répondu favorablement à mon invitation à ce 1er forum sauront démontrer que leur diversité constituent une véritable richesse pour notre territoire.

VENEZ NOMBREUX !!!

 

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La situation des mineurs isolés doit être une priorité

La situation des mineurs isolés doit être une priorité

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°48 – juillet-août 2016

Catherine PICARD

 

Les mineurs isolés sont des jeunes qui arrivent en France pour fuir la guerre, la torture, les violences sexuelles, sans parents ni tuteur. Il est de la compétence des Départements de protéger ces jeunes par l’intermédiaire de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), service non personnalisé du Département chargé d’apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique aux mineurs. Ainsi à Paris, Anne Hidalgo a récemment mis en place un guichet unique pour permettre à ces jeunes sans papiers de bénéficier rapidement d’une mise à l’abri.

Notre Département ne prend pas pleinement en considération la situation douloureuse dans laquelle se retrouvent ces mineurs.

La première difficulté concerne la prise en charge dans le dispositif qui laisse parfois des jeunes sans qu’aucune solution ne leur soit proposée. Alertés par des associations du département, à qui nous souhaitons rendre hommage pour leur travail quotidien d’aide sur la situation des mineurs isolés vivant dans les Hauts-de- Seine, les élus socialistes ont demandé le renforcement dans l’accompagnement de ces jeunes.

Nous exigeons que les obligations légales soient respectées : que chaque jeune pris en charge bénéficie, dès son arrivée, non seulement d’un hébergement mais aussi d’un accompagnement dans ses démarches administratives et suive rapidement des cours d’alphabétisation, si nécessaire.

En effet ces jeunes se retrouvent trop souvent dans une situation paradoxale : ils trouvent une formation mais l’accès y est refusé à cause de leur absence de papiers et leurs lacunes en français. Cette situation est inacceptable pour des jeunes qui se battent pour réussir alors qu’ils vivent dans des conditions extrêmement précaires.

Par ailleurs, les jeunes pris en charge dans le cadre de l’ASE se retrouvent trop souvent mis à la rue le jour de leur majorité.

Aussi, outre la nécessaire prise en charge des mineurs isolés, nous avons demandé la mise en place de dispositifs d’accompagnement des jeunes après leur majorité. La situation extrêmement douloureuse vécue chaque jour par les jeunes isolés nécessite un engagement fort et courageux de notre Département ! Nous veillerons à ce que chacune des situations sur lesquelles nous serons alertés soit traitée dans le respect de la dignité humaine.

RSA : sanctions décidées par le Département des Hauts-de-Seine

Intervention en séance publique du Conseil départemental du 17 juin 2016

(rapport 16-50 Mise en place des amendes administratives pour les fraudes au RSA)

 

La démarche dans laquelle vous engagez le Département n’est pas acceptable.

 

Le RSA aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine ce sont presque 41 000 bénéficiaires et 164 millions d’euros versés par le département.

Des chiffres qui n’ont cessé d’augmenter.

Je rappelle ces chiffres pour que l’on garde à l’esprit la proportion que représente le niveau de fraude qui d’ailleurs n’est pas exclusif à cette seule prestation.

Il ne s’agit pas ici de nier l’existence de ces fraudes. Elles existent.

En 2013, la Délégation nationale à la lutte contre la fraude aux prestations familiales, logement et RSA évaluait à près de 143 millions d’euros dont quelques dizaines de millions d’euros pour le RSA seul.

Des chiffres là encore à relativiser doublement. D’abord par rapport au nombre de bénéficiaires de l’allocation (2,5 millions de personnes à fon de l’année 2015 selon la CAF) et le coût total du RSA (plus de 9 milliards €). Ensuite par rapport à d’autre type de fraude : je rappelle que la fraude aux cotisations sociales par exemple s’élevait selon la Cour des comptes à près de 20 Milliards € par an au début du quinquennat.

J’en appelle aussi à ce qu’on ne se focalise pas uniquement sur la sanction. Il faut que l’on ait une vraie démarche de prévention qui puisse au moment de l’instruction de la demande apporter la plus grande information aux bénéficiaires. Il y a ici une place importante à tenir notamment par les Espaces d’insertion dès lors qu’on préserve leurs moyens de fonctionnement.

Une dernière remarque enfin pour qu’on n’oublie pas la figure qui constitue d’une certaine manière l’envers de la fraude sociale, qui est celle du non recours.

On sait aujourd’hui qu’environ 35% des personnes éligibles au RSA socle n’y ont pas recours.

Ce sont près de 5 milliards € de RSA qui ne sont pas versés chaque année à ceux qui pourraient en bénéficier. Que cela soit le fait d’un manque d’information ou d’un renoncement à faire valoir ses droits à la perception.

Il me semble que nous avons là un chantier à investir nationalement mais aussi dans notre département pour que l’accès à la prestation soit effective pour tous ceux qui y ont droit.

C’est une priorité tout aussi importante si ce n’est plus importante que celle du contrôle. Nous voterons donc contre ce rapport.

 

Sortir de l’impasse

Sortir de l’impasse

Après la déchéance de nationalité, serait-ce maintenant le tour du recul social ?

Je ne l’espère sincèrement pas mais trop, c’est trop !

Voilà pourquoi je souscris aux propos tenus par les signataires de la tribune « Sortir de l’impasse », parue dans Le Monde daté du jeudi 25 février, que j’ai co-signée ce matin.

 

Pour la co-signer à votre tour, cliquez ici

 

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SORTIR DE L’IMPASSE

Par Claude ALPHANDERY, résistant, économiste engagé dans l’insertion, Martine AUBRY, maire de Lille, Daniel COHN-BENDIT, européen, Daniel COHEN, économiste, Laurence DUMONT, 1ère Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, Yann GALUT, député du Cher, Jean Marc GERMAIN, député des Hauts-de-Seine, Annie GUILLEMOT, sénatrice du Rhône, Benoit HAMON, député des Yvelines, Yannick JADOT, député européen, Bruno JULLIARD, 1er adjoint à la maire de Paris, Axel KAHN, généticien, essayiste, Chaynesse KHIROUNI, députée de Meurthe-et-Moselle, François LAMY, député de l’Essonne, Gilles PARGNEAUX, député européen, Christian PAUL, député de la Nièvre, Laura SLIMANI, présidente de Young European Socialists, Michel WIEWORKA, sociologue

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Il est des vérités désagréables à dire, mais il est des moments où il faut savoir les mettre en pleine lumière. Trop, c’est trop ! Les motifs d’insatisfaction sur les politiques menées depuis 2012 n’ont pas manqué, et nous-mêmes, comme d’autres n’avons pas manqué d’alerter. Depuis quelques mois, ces désaccords se sont mués en une grande inquiétude. La colère populaire s’est confirmée sans appel par quatre défaites électorales successives. Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés. Bien sûr, nous n’oublions pas les succès de la COP 21, la priorité donnée à la lutte contre les inégalités à l’école, les avancées de la loi santé. Lire la suite