COLLEGES, MIEUX APPRENDRE POUR MIEUX REUSSIR

COLLEGES, MIEUX APPRENDRE POUR MIEUX REUSSIR

Tribune Elus Socialistes HDS Mag n°42 – juillet-août 2015

Catherine Picard

Alors que de nombreuses critiques sont émises sur la réforme du collège, il est essentiel de comprendre de quoi on parle.

Ce dispositif est inscrit dans la refondation de l’école de la République menée dès le début du quinquennat qui a permis de rénover en profondeur l’enseignement du premier degré, en modernisant les pratiques d’apprentissage et en revenant sur la semaine de quatre jours décidée à la hâte par la majorité précédente, au détriment du bien-être des élèves. C’est pour poursuivre ce travail nécessaire que le gouvernement a annoncé une réforme du collège qui doit entrer en application à la rentrée 2016.

Cette nouvelle étape offre à chaque établissement les moyens de la maîtrise, par tous, des savoirs fondamentaux avec des mesures indispensables. Ces dernières sont des avancées majeures pour la réussite de nos enfants :

– Plus d’heures en petit groupe (4000 postes) ;

– Des heures d’accompagnement personnalisé pour TOUS LES ELEVES (pour faciliter la transition école-collège et l’acquisition des savoirs fondamentaux : 3h par semaine en 6 e et 1h de la 5 e à la 3 e) ;

– Des enseignements pratiques interdisciplinaires ;

– Davantage d’heures de langues vivantes (avec un apprentissage plus précoce : première langue vivante au CP et deuxième langue vivante en 5e, soit 25 % d’enseignement de plus pour TOUS LES ELEVES) ;

– L’apprentissage du travail en équipe et de l’expression orale ;

– L’acquisition de compétences numériques.

Cette nouvelle organisation du temps scolaire et ces méthodes adoptées par le Conseil supérieur de l’éducation sont issues d’expériences qui ont fait la preuve de leur réussite partout où elles ont été pratiquées. Elles visent l’excellence pour TOUS LES ENFANTS, et non pour quelques-uns. Najat Vallaud-Belkacem, qui connaît bien le sujet, parle de « la démocratisation de l’excellence pour que chacun ait une chance égale de réussite ».

Le Conseil départemental doit accompagner cette réforme en soutenant les projets de tous les collèges des Hauts-de-Seine. Parce que la jeunesse est notre priorité, nous devons consacrer une part plus importante du budget de notre département à atténuer les inégalités qui se sont accrues ces dernières années et à aider les enseignants à réaliser des projets pédagogiques dans le cadre de leurs missions.

 

 

 

Rythmes scolaires : une mise en œuvre a minima et payante pour les familles

Intervention de J. TIMOTEO

Conseil municipal 28 mai 2014

Rythmes scolaires : une mise en œuvre a minima et payante pour les familles

Au mois de décembre 2013, le conseil municipal avait été sollicité pour avis sur l’organisation du temps scolaire. A cette occasion, j’avais clairement exposé plusieurs réserves sur les choix et la méthode utilisés.
Cinq mois plus tard, la situation a peu évolué et nous attendons toujours « l’étude fine de la situation basée sur une concertation pragmatique et constructive » que vous nous promettiez… » . Nous sommes loin du résultat promis.

– Sur la concertation tout d’abord

Je maintiens que celle-ci reste bien deçà de ce que les familles et plus largement les Montrougiens sont en droit d’attendre.
Quelques réunions organisées avec l’Education Nationale avec le plus souvent uniquement les directeurs d’école ou quelques réunions d’information avec les associations de parents d’élèves ne suffisent pas à enclencher la dynamique nécessaire.
Une réforme telle que celle-ci qui n’associe pas également directement les enseignants, le tissu associatif n’a que peu de chances d’aboutir.
Bien sûr il faut mobiliser le personnel communal de la filière d’animation et il faut le former pour améliorer ses compétences parce qu’avec la réforme le métier d’animateur va aussi évoluer. C’est sans doute l’une des grandes difficultés de cette réforme puisque la filière animation a été depuis longtemps délaissée…

– Sur le choix des horaires

Tout d’abord je continue de penser que le samedi travaillé aurait constitué un meilleur choix.
Ensuite il me semble qu’une autre organisation de la journée était possible tout en préservant le principe d’un même horaire de sortie unique.

La pause méridienne aurait pu tout à fait être rallongée pour permettre d’y inclure en début d’après-midi les nouvelles activités périscolaires (NAP). J’aurai vu deux bénéfices à ce rallongement ; d’abord cela aurait constitué une bonne stratégie de démocratisation d’accès à ces nouvelles activités périscolaires ; une pause méridienne plus longue c’était aussi la réponse aux rythmes d’apprentissages des enfants qui en moyenne ont un pic d’attention au plus haut dans l’après-midi vers 15h15/15h30, et c’est justement à peu près l’heure (15h45) à laquelle vous avez choisi de libérez les enfants ; en repoussant le temps de classe on profitait de cette meilleure disposition pour apprendre…

– Vient ensuite la question du mercredi ou plus exactement celle de la cantine, le mercredi.

En refusant d’organiser la restauration scolaire le mercredi, vous mettez les familles en difficulté.
Il n’y aura pour elles que deux solutions :

– Soit s’organiser pour récupérer leurs enfants en fin de matinée (dès 11h30) , en devant prendre pour certains une demi-journée sur leur temps de travail,
– Soit inscrire automatiquement leurs enfants au centre de loisirs du mercredi pour pouvoir bénéficier de la cantine et se retrouver donc devant une dépense contrainte pour elles.

J’espère que la ville se prépare à accueillir un nombre croissant d’enfants le mercredi car je pense que c’est ce second choix que feront les familles…

Je note au passage que le lien, le relai qui était fait entre les centres de loisirs et la conservatoire disparaît puisque les enfants seront affectés dorénavant au centre de loisirs de leur école.

Ce qui est dommageable, c’est que tout cela n’est pas été dit aux familles tout au long des échanges qui ont pu se faire ; c’est même l’inverse qui leur a été assuré.

– Pour finir maintenant sur les nouvelles activités périscolaires (NAP) elles-mêmes.

On est loin dans cette délibération de savoir ce qu’elles contiennent exactement… mais il y a une chose qui est certaine, une décision que vous avez cachée aux familles depuis le début et même pendant la campagne municipale passée : c’est leur coût !!
Ce coût sera finalement supporté par les familles et cela n’a jamais été dit. Je crois que l’exigence de clarté aurait été de l’annoncer aux Montrougiens dès mars 2014.
L’argument de la baisse des dotations de l’Etat est un peu rapide pour le justifier même s’il ne doit pas être ignoré. D’autres financements sont possibles, des aides de la CAF par exemple.
Un soutien à la politique associative et au recrutement d’emploi d’avenir est une piste qui n’a jamais été explorée. D’autres choix budgétaires auraient également pu être faits pour assurer la gratuité aux familles. Il est vrai qu’au budget, vous n’avez rien inscrit explicitement pour cette réforme… Personnellement j’aurai préféré qu’une partie des 650 000 euros dépensés pour la place Emile Cresp aient été utilisées au financement de cette réforme bien plus utile pour l’avenir de notre jeunesse.

Cette réforme, vous n’avez jamais voulu la mettre en place.Vous l’installez donc a minima et en dévoyant son objectif principal d’ouverture à la culture, au sport, aux arts qui devrait être offerte au plus grand nombre d’enfants. En moyenne 40% des enfants ne participent pas aujourd’hui aux activités périscolaires du soir (en fin de journée). Il n’y a pas de raison que ce nombre diminue étant donné les arbitrages qui sont demandés aux familles. C’est bien dommage pour les jeunes Montrougiens …

Vous comprendrez que nous voterons contre cette délibération.