Carte scolaire contestée à Montrouge

Carte scolaire contestée à Montrouge

Après avoir dénoncé en conseil municipal le nouveau découpage des secteurs scolaires décidé par le Maire,  nous étions ce dimanche matin sur le marché de Montrouge pour alerter de nouveau sur les difficultés subies par les familles qui allaient en découler. Plusieurs parents présents également procéder à la signature d’une pétition pour demander à ce que la Mairie revienne sur sa décision de séparer les fratries.

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Redécoupage arbitraire des secteurs scolaires par le Maire de Montrouge

Redécoupage arbitraire des secteurs scolaires par le Maire de Montrouge

Intervention de Joaquim TIMOTEO

Conseil municipal du 17 décembre 2015

Redécoupage arbitraire des secteurs scolaires par le Maire de Montrouge

Vous proposez dans deux délibérations distinctes de revenir sur les découpages des secteurs scolaires pour la prochaine rentrée qui s’accompagnent non seulement de fermetures de quelques classes mais de celle celle d’une école entière. L’argumentaire que vous développez est loin de me persuader et je souhaiterai revenir plus particulièrement sur 3 points : les effectifs attendus,  la sectorisation proposée et l’information faite aux familles

Sur la prévision des effectifs, vous évoquez un certain fléchissement de la natalité comme cause principale de la baisse des effectifs à scolariser. Ce peut être un argument recevable a priori mais quand on regarde les statistiques officielles de l’INSEE, ce n’est pas une information qui se confirme. Quand on consulte les statistiques des naissances (domiciliées) il y a effectivement une baisse de 4% des naissances mais uniquement pour les années 2010 et 2011 mais  en 2012, 2013 et 2014 les naissances sont en augmentation. Ainsi, le nombre de naissances en 2014 est identique à celui de 2010 ! Naissances à Montrouge (source  INSEE)

2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
719 751 813 797 772 802 769 734 755 772 769

Néanmoins si on constatait une baisse des effectifs à l’entrée à l’école maternelle pour la prochaine rentrée alors il faudrait que la Ville se pose un certain nombre de questions. Soit ce serait le résultat du départ des familles de Montrouge entre l’année de naissance de leur enfant et l’entrée à l’école maternelle ; il est vrai que les difficultés rencontrées pour se loger et pour obtenir une place en crèche dans notre ville pourraient en être la cause. Soit ce serait un choix délibéré de non inscription de leur enfant dans l’école de leur ville de résidence ce qui poserait un autre problème tout aussi important. Quelle qu’en soit la cause,  j’espère que les services municipaux se sont penchés sur le sujet et que celui-ci sera remis au débat dans les prochains mois. J’ai par ailleurs un doute sur les prévisions pour la rentrée 2016/2017. Vous estimez aujourd’hui devoir scolariser 1692 enfants en maternelle à la rentrée prochaine ; avec un « taux moyen d’évaporation » de 6% cela donne un prévisionnel de 1581 enfants. Si c’est bien le cas, les effectifs seraient alors un peu en baisse mais on est loin de la catastrophe que vous annoncez si on les compare aux 1614 élèves déjà scolarisés cette année. Cela fait seulement un différentiel de 33 élèves ce qui ne justifie certainement pas un re-sectorisation de cette ampleur qui débouche sur la fermeture d’une école.

 

Sur la sectorisation d’ailleurs, je ne vois aucun élément probant qui justifie la fermeture d’une école complète, 1 ou 2 classes peut-être, mais pas une école. Surtout quand nous n’avons aucune garantie que les locaux disponibles dans les autres écoles maternelles permettront d’absorber une nouvelle augmentation démographique des effectifs qui surviendrait dans l’avenir. Je vous rappelle que les deux écoles que vous avez dû installer dans l’urgence au cours d’un été pour pallier l’explosion des effectifs sont restées provisoires pendant presque 15 ans !! Je ne comprends pas votre décision concernant le fait que certains enfants de maternelle, et pas ceux entrant en Petite section, peuvent être amenés à changer d’école.

 

Enfin, sur l’information aux familles, je rajouterai que je regrette que les associations de parents d’élèves  n’aient pas été associées (mais c’est votre habitude) à ce travail de redécoupage, tout comme les conseils d’école d’ailleurs. Je demande que ces nouvelles règles concernant la sectorisation ainsi que sur le passage d’un secteur à l’autre soient clairement expliquées aux familles et que des réunions d’information soient organisées directement dans les écoles.

 

Nous voterons contre votre décision de fermeture d’école et la carte des nouveaux secteurs scolaires qui en découlent car aucun élément probant ne vient aujourd’hui la justifier.

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Course-relais Ufolep92

Après-midi solidaire à Montrouge, avec Julie Sommaruga et Paul-André Mouly pour la course-relais organisée par l’UFOLEP92 et l’association ODAAS en faveur des Apprentis d’Auteuil.

Merci aux organisateurs et à Philippe Candeloro pour son soutien !!

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Cour de l’école de l’Ilot Maurice Arnoux : la « patate chaude » qui va coûter cher aux Montrougiens…

Intervention de Joaquim TIMOTEO

Conseil municipal du 25 septembre 2014

Cour de l’école de l’Ilot Maurice Arnoux : la « patate chaude » qui va coûter cher aux Montrougiens

 

Je suis étonné par cette délibération parce qu’elle donne l’impression que l’on découvre aujourd’hui la complexité du dossier (4 chantiers de construction + 1 chantier de démolition) lié à votre choix d’intégrer une école dans un bâtiment d’habitation.

Je n’ose croire qu’on découvre aujourd’hui qu’il y aurait nécessairement un déphasage dans le temps entre les différentes opérations (ilôt PISE, ilôt Maurice Arnoux, jardin) et que chaque maître d’ouvrage a son propre calendrier…

Au-delà du problème technique, au final, cette impréparation va coûter cher aux Montrougiens.

Elle va coûter cher aux contribuables d’abord parce que nous ne maîtriserons aucunement les coûts d’exécution de cette opération qui va être déléguée. On l’estime aujourd’hui à environ 640 000 euros basée sur une simple estimation (quand je vois les écarts qu’il y a en Commission d’Appels d’Offres (CAO) entre les estimations prévues et les chiffrages réels des entreprises, j’ai quelques réserves sur cette somme).

Par ailleurs, et d’une certaine manière, elle va coûter cher aux jeunes Montrougiens aussi.

Car au final il faudra attendre 2018 pour que la cour de l’école soit complètement finie !!

Puisqu’une partie de la cour sera au-dessus des parkings des immeubles d’habitation qu’il reste à construire à côté… donc pendant 3 ans les enfants n’auront droit qu’à une cour aux 2/3 de sa taille (environ 800 m² ; 1200 m² environ à terme) et à un chantier en parallèle pendant de nombreux mois.

Dans quelles conditions de confort va-t-on donc accueillir ces enfants ?

Par ailleurs, vous indiquez le passage d’une commission de sécurité pour juin 2015. Cela veut-il dire que l’ouverture de l’école est prévue pour septembre de l’année prochaine. Si c’est le cas, quand avez-vous prévu de réviser les secteurs scolaires ?

Etant donné les conditions dans lesquelles, ces dispositions sont prises, vu notamment les conséquences sur la qualité de l’accueil des enfants, nous voterons CONTRE cette délibération.

 

Extrait de la délibération soumise au vote :

<< La cour de l’école (restant à aménager au coeur de la ZAC) – Maitrise d’ouvrage ville de Montrouge (…) ne sera pas accessible depuis les voiries périphériques, mais uniquement au travers du square. Du fait qu’une partie de la cour sera réalisée au-dessus des futurs stationnements enterrés de l’ilot PISE, une cour prévisionnelle est prévue en 1ère phase en attendant la livraison de ce bâtiment. La livraison de la cour d’école provisoire doit avoir lieu en juin 2015, pour la commission de sécurité […]

Quatre chantiers de construction (jardin, cour, école et ilot Maurice Arnoux) et un chantier de démolition (maison des femmes du SAMU SOCIAL se situant dans l’emprise de la future cour d’école) devront ainsi se dérouler en parallèle, dont deux chantiers (la démolition et l’aménagement de la cour) ne seront accessibles qu’au travers du chantier du jardin. Aussi, face au constat de la complexité de cette situation, liée tant au manque d’accessibilité des chantiers, au manque d’espace disponible pour organiser les circulations et les installations de chantier, qu’aux délais serrés imposés par le déroulement de commission de sécurité de l’école en juin 2015, il a été convenu entre l’AFTRP (aménageur de la ZAC de la Porte de Montrouge et maitrise d’ouvrage du jardin) et la ville (maitrise d’ouvrage de la cour d’école) qu’il était nécessaire que la maitrise d’ouvrage de la cour d’école soit transférée par la ville à l’AFTRP, conformément à l’ordonnance du 17 juin 2004 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et aux opérations complexes portant modification de la loi du 12 juillet 1985, article 2 II qui dispose : « Lorsque la réalisation, la réutilisation ou la réhabilitation d’un ouvrage relève simultanément de la compétence de plusieurs maîtres d’ouvrage, ces derniers peuvent désigner par convention, celui d’entre eux qui assurera la maîtrise d’ouvrage de l’opération. Cette convention précise les conditions d’organisation de la maîtrise d’ouvrage et en fixe les termes. » Il est donc demandé au conseil municipal d’autoriser le Maire à signer le projet de convention portant sur la maîtrise d’ouvrage et de financement des travaux portant sur la réalisation de la cour de l’école aménagée dans l’ilot Maurice Arnoux avec L’AGENCE FONCIERE ET TECHNIQUE DE LA REGION PARISIENNE. >>

Rythmes scolaires : une mise en œuvre a minima et payante pour les familles

Intervention de J. TIMOTEO

Conseil municipal 28 mai 2014

Rythmes scolaires : une mise en œuvre a minima et payante pour les familles

Au mois de décembre 2013, le conseil municipal avait été sollicité pour avis sur l’organisation du temps scolaire. A cette occasion, j’avais clairement exposé plusieurs réserves sur les choix et la méthode utilisés.
Cinq mois plus tard, la situation a peu évolué et nous attendons toujours « l’étude fine de la situation basée sur une concertation pragmatique et constructive » que vous nous promettiez… » . Nous sommes loin du résultat promis.

– Sur la concertation tout d’abord

Je maintiens que celle-ci reste bien deçà de ce que les familles et plus largement les Montrougiens sont en droit d’attendre.
Quelques réunions organisées avec l’Education Nationale avec le plus souvent uniquement les directeurs d’école ou quelques réunions d’information avec les associations de parents d’élèves ne suffisent pas à enclencher la dynamique nécessaire.
Une réforme telle que celle-ci qui n’associe pas également directement les enseignants, le tissu associatif n’a que peu de chances d’aboutir.
Bien sûr il faut mobiliser le personnel communal de la filière d’animation et il faut le former pour améliorer ses compétences parce qu’avec la réforme le métier d’animateur va aussi évoluer. C’est sans doute l’une des grandes difficultés de cette réforme puisque la filière animation a été depuis longtemps délaissée…

– Sur le choix des horaires

Tout d’abord je continue de penser que le samedi travaillé aurait constitué un meilleur choix.
Ensuite il me semble qu’une autre organisation de la journée était possible tout en préservant le principe d’un même horaire de sortie unique.

La pause méridienne aurait pu tout à fait être rallongée pour permettre d’y inclure en début d’après-midi les nouvelles activités périscolaires (NAP). J’aurai vu deux bénéfices à ce rallongement ; d’abord cela aurait constitué une bonne stratégie de démocratisation d’accès à ces nouvelles activités périscolaires ; une pause méridienne plus longue c’était aussi la réponse aux rythmes d’apprentissages des enfants qui en moyenne ont un pic d’attention au plus haut dans l’après-midi vers 15h15/15h30, et c’est justement à peu près l’heure (15h45) à laquelle vous avez choisi de libérez les enfants ; en repoussant le temps de classe on profitait de cette meilleure disposition pour apprendre…

– Vient ensuite la question du mercredi ou plus exactement celle de la cantine, le mercredi.

En refusant d’organiser la restauration scolaire le mercredi, vous mettez les familles en difficulté.
Il n’y aura pour elles que deux solutions :

– Soit s’organiser pour récupérer leurs enfants en fin de matinée (dès 11h30) , en devant prendre pour certains une demi-journée sur leur temps de travail,
– Soit inscrire automatiquement leurs enfants au centre de loisirs du mercredi pour pouvoir bénéficier de la cantine et se retrouver donc devant une dépense contrainte pour elles.

J’espère que la ville se prépare à accueillir un nombre croissant d’enfants le mercredi car je pense que c’est ce second choix que feront les familles…

Je note au passage que le lien, le relai qui était fait entre les centres de loisirs et la conservatoire disparaît puisque les enfants seront affectés dorénavant au centre de loisirs de leur école.

Ce qui est dommageable, c’est que tout cela n’est pas été dit aux familles tout au long des échanges qui ont pu se faire ; c’est même l’inverse qui leur a été assuré.

– Pour finir maintenant sur les nouvelles activités périscolaires (NAP) elles-mêmes.

On est loin dans cette délibération de savoir ce qu’elles contiennent exactement… mais il y a une chose qui est certaine, une décision que vous avez cachée aux familles depuis le début et même pendant la campagne municipale passée : c’est leur coût !!
Ce coût sera finalement supporté par les familles et cela n’a jamais été dit. Je crois que l’exigence de clarté aurait été de l’annoncer aux Montrougiens dès mars 2014.
L’argument de la baisse des dotations de l’Etat est un peu rapide pour le justifier même s’il ne doit pas être ignoré. D’autres financements sont possibles, des aides de la CAF par exemple.
Un soutien à la politique associative et au recrutement d’emploi d’avenir est une piste qui n’a jamais été explorée. D’autres choix budgétaires auraient également pu être faits pour assurer la gratuité aux familles. Il est vrai qu’au budget, vous n’avez rien inscrit explicitement pour cette réforme… Personnellement j’aurai préféré qu’une partie des 650 000 euros dépensés pour la place Emile Cresp aient été utilisées au financement de cette réforme bien plus utile pour l’avenir de notre jeunesse.

Cette réforme, vous n’avez jamais voulu la mettre en place.Vous l’installez donc a minima et en dévoyant son objectif principal d’ouverture à la culture, au sport, aux arts qui devrait être offerte au plus grand nombre d’enfants. En moyenne 40% des enfants ne participent pas aujourd’hui aux activités périscolaires du soir (en fin de journée). Il n’y a pas de raison que ce nombre diminue étant donné les arbitrages qui sont demandés aux familles. C’est bien dommage pour les jeunes Montrougiens …

Vous comprendrez que nous voterons contre cette délibération.