2ème édition Forum Économie sociale et solidaire- Montrouge

2ème édition Forum Économie sociale et solidaire- Montrouge

Fort de la réussite rencontrée par la 1ère édition du  Forum de l’économie sociale et solidaire, je relance à nouveau l’organisation de cet événement le 25 novembre prochain.

L’IRTS-Montrouge nous accueillera le samedi 25 novembre après-midi pour une série de tables-rondes thématiques et la présence de plusieurs structures du secteur de l’économie sociale et solidaire.

J’espère vous retrouver nombreux à cet événement centré sur le partage des valeurs de solidarité, de démocratie et de la vision d’une autre économie à dimension humaine.

 

Beau succès pour le 1er Forum de l’économie sociale et solidaire

Beau succès pour le 1er Forum de l’économie sociale et solidaire

Ce sont plus de 100 personnes qui ont assisté aux débats du Forum de l’économie sociale et solidaire que j’organisais à Montrouge ce 19 novembre.

Que cela soit autour des différents stands qui présentaient l’activité de structures et d’organisation du secteur de l’ESS, ou au cours des tables-rondes consacrées à l’emploi et au bénévolat, chacun a pu échanger et de partager ses expériences. Des rencontres ont pu se faire, des découvertes de connexions possibles entre activités se sont réalisées, peut-être des idées de projets nouveaux ont-elles germé… C’était l’objectif que j’avais fixé à ce 1er forum et il est rempli.

Je remercie toutes les associations et organisations qui ont participé à ce forum et je donne rendez-vous à tous à l’année prochaine pour une prochaine édition !

Chacun pourra continuer à suivre l’actualité de cet événement sur ess-montrouge.fr

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PLU 2015 : où sont les solutions pour la vie quotidienne des Montrougiens ?

Intervention de Joaquim TIMOTEO

Conseil municipal du 5 novembre 2015

 

PLU 2015 : où sont les solutions pour la vie quotidienne des Montrougiens ?

Nous voici arrivés au terme de la séquence de de production du nouveau Plan local d’urbanisme (PLU) de notre ville après son annulation par le juge administratif.

Le moment de débat que nous avons ce soir est donc important.

Nous avons déjà eu à débattre des orientations générales qui y sont inscrites lors de la discussion sur le Projet d’aménagement et développement durables (PADD). Les réserves que j’avais formulées lors de ce 1er débat ne sont pas levées par les documents complets qui nous sont soumis ce soir même si je peux reconnaître une meilleure qualité (au moins dans la forme) à certains d’entre eux notamment le rapport de présentation.

Une fois la lecture achevée de ce PLU, on ne comprend pas comment nous allons répondre aux besoins des Montrougiens pour les 10 prochaines années. En termes d’habitat, la disparition d’une volonté de maintenir un habitat diversifié de qualité continue de me poser problème comme je l’avais déjà évoqué lors du vote sur le PADD.

Bien sûr Montrouge est une ville de petite taille qui s’est fortement densifier ces dernières années. En 13 ans ce sont près de 11 000 nouveaux habitants qui sont arrivés dans notre ville.

Mais la rareté des opportunités foncières qui en résulte aujourd’hui ne doit pas être l’alibi d’un manque de volontarisme politique et d’une ambition à la baisse pour notre ville.

Ce qu’attendent les Montrougiens c’est que la qualité de leur cadre de vie soit améliorée, que la variété de l’offre de logements leur permette un parcours résidentiel effectif. Cela passe par des logements accessibles et de taille adaptée. Une condition pour y parvenir – mais elle n’est pas exclusive – c’est de satisfaire aux 25% de logements sociaux imposés par la loi. Or je ne vois rien dans ce PLU qui favorise cela, que cela soit dans la réservation d’espaces ou encore dans le choix d’un habitat social diffus.

Ce qu’attendent les Montrougiens, ce sont des équipements publics adaptés à leurs besoins. Sur ce point, vous ne faites qu’une seule proposition : celle d’un espace réservé pour une école qui resterait à construire dans un délai inconnu… Quand on voit le temps que vous avez mis à construire l’école de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Nord, soit près de 15 ans, on ne peut qu’être inquiet.

Or les besoins existent dès aujourd’hui, et je ne comprends pas les projections de population qui sont données à l’horizon 2025 pour justifier vos choix. Il n’est pas utile d’être grand démographe pour voir que la population actuelle atteint déjà le niveau de la population estimée. La population de référence prise en compte pour l’état de la situation montrougienne est celle de 2011 or si on regarde juste l’évolution du solde naturel (la différence entre les naissances et les décès à Montrouge) pour les années qui ont suivi, on constate tout simplement que le population montrougienne devrait s’établir aujourd’hui à près de 49 867 habitants selon les données livrées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), soit le niveau de population que vous attendez pour 2025 soit 49 900 habitants.

Mais je veux revenir maintenant sur quelques points emblématiques de ce nouveau PLU. Lire la suite

10 chiffres sur l’immigration en France

Alors que l’examen du projet de loi relatif au droit des étrangers débute aujourd’hui à l’Assemblée nationale, il est sans doute utile de revenir sur quelques idées reçues concernant l’immigration en France.

 

Picto représentant la FranceChaque année en moyenne, entre 2004 et 2012, 200 000 immigrés sont entrés en France, soit moins que la moyenne des pays de L’OCDE.

Cela représente en effet chaque année 0,3% de la population française en moyenne, contre 0,6% pour les pays de l’OCDE. C’est également la plus faible proportion d’Europe, rapportée à notre population . Sur la même période, 60 000 immigrés en moyenne ont quitté le territoire chaque année.

Picto représentant un policier 226 filières d’immigration clandestine ont été démantelées en 2014

C’est un record historique qui représente 11% de filières en plus qu’en 2013, et 27% de plus qu’en 2012. La France est efficace contre les filières qui tentent d’exploiter la misère humaine à des fins marchandes.

Picto représentant un diplôme

63 % des immigrés entrés en France en 2012 sont au moins titulaires d’un diplôme de niveau baccalauréat

ou équivalent et un quart est sans diplôme. Entre 2004 et 2012, toutes origines confondues, la part des immigrés de niveau baccalauréat a augmenté de 7 points.

Picto représentant un travailleur

40% des immigrés de plus de 16 ans, non étudiants, entrés en France en 2012, déclaraient avoir un emploi l’année de leur arrivée.

La part des nouveaux immigrés déclarant occuper un emploi a augmenté de 6 points entre 2004 et 2008, pour atteindre 41 %. Elle s’est ensuite stabilisée, malgré la hausse des niveaux de diplôme, suite à la crise économique.Picto représentant un étudiant

Dans l’enseignement supérieur français, 289 274 étudiants sont de nationalité étrangère, soit un sur huit.

Selon l’Unesco, la France monte sur la 3e marche du podium en termes d’accueil des étudiants étrangers, avec 7% du total des étudiants étrangers en mobilité à travers le monde.

Picto représentant un passeport

Le « passeport talents » ouvrira un droit au séjour valable jusqu’à 4 ans

aux meilleurs étudiants, chercheurs, investisseurs, artistes… du monde entier et augmentera ainsi notre capacité à attirer les talents étrangers. L’intégration des autres étrangers sera assurée par un nouveau parcours d’accueil et par la généralisation du titre de séjour pluriannuel qui limitera les passages inutiles en préfecture.

Picto représentant l'ofpra

La France a enregistré 64 310 demandes d’asile en 2014

C’est près de moitié moins que l’Allemagne (202 815) . « La France est donc loin de ployer sous le poids des demandes et des réfugiés, comme on l’entend trop souvent. Cessons de nous fantasmer en forteresse assiégée ; cela ne correspond tout simplement pas à la réalité« , a déclaré Bernard Cazeneuve lors de la présentation du projet de loi portant réforme de l’asile à l’Assemblée nationale.

Picto représentant un calendrier et une horloge

La réforme de l’asile permettra de réduire le déai d’examen des demandes à 9 mois

Actuellement, la procédure peut prendre plus de 2 ans.

Picto représentant une carte d'identité nationale

En 2014, 105 613 personnes ont acquis la nationalité française.

C’est plus qu’en 2013 (95 196), mais moins qu’en 2011 (112 447) et qu’en 2010 (140 806).

Picto représentant le drapeau européen

Près d’un immigré sur deux entré en France en 2012 est né dans un pays européen,

contre trois sur dix dans un pays africain. L’immigration d’origine européenne est majoritairement portugaise, britannique, espagnole, italienne ou allemande. Ces cinq pays représentent 57 % des entrées d’immigrés nés en Europe et un quart de l’ensemble des entrées en 2012.

PLU – nouveau PADD: un quasi plaidoyer pour l’immobilisme !

travauxIntervention au Conseil municipal du 25 juin 2015

Joaquim TIMOTEO

Nouveau projet d’aménagement et de développement durables

 

Dans la séquence de ré-élaboration du plan local d’urbanisme, nous voici aujourd’hui dans la phase de discussion du projet d’aménagement et de développement durables (PADD).

Ce document sur lequel nous sommes invités à débattre n’est pas un document opposable, il ne constitue pas le cœur du PLU mais il conserve néanmoins toute son importance.

Une réelle et véritable importance car il doit décrire la façon dont nous projetons notre ville dans l’avenir. Les objectifs retenus de développement, d’aménagement seront ensuite traduits plus techniquement dans le règlement et le plan de zonage du PLU.

A la lecture de ce document, je ferai une première observation : il est pour le moins tiède, sans véritable ambition et fait abstraction des vraies évolutions pour notre ville.

Il est vrai qu’à sa lecture tout semble pour le mieux dans le meilleur des mondes…

  • des  espaces verts : Montrouge en possèderait en nombre suffisant …
  • des pistes cyclables : mais elles existeraient déjà …
  • des équipements publics : ils seraient suffisants  …
  • etc…, etc…

Puisque tout est là au quoi bon faire évoluer les choses… C’est que semble vouloir dire le document que nous est proposé, avec une philosophie simple : faire le minimum et profiter de ce que font les autres. Vous comprendrez que je ne partage absolument pas ce point de vue.

Je ne vais pas reprendre point par point les éléments du document mais je voudrais en aborder les plus importants dont certains étaient déjà inscrits dans le PADD de 2007 et dont nous n’avons pas réellement vu leur effectivité depuis. C’est dire si je suis dubitatif sur ce qui est proposé aujourd’hui.

Le 1er des axes que vous proposez est celui de la préservation du cadre de vie avec un 1er objectif qui est celui d’accorder une importance primordiale à la trame verte montrougienne, support (je cite) de biodiversité et de qualité de vie. Je ne peux que vous félicitez pour cette fibre verte que je vous découvre.

Les propositions qui viennent détailler ce que pourrait être cette trame verte virtuelle demeurent nettement insuffisantes puisqu’elles se résument au seul maintien de ce qui existe

Aucune ambition de créer de nouveaux espaces verts collectifs mais un seul constat sans réel débouché, celui de dire que Montrouge est situé entre 2 secteurs d’intérêt écologique : la Cité Universitaire de Paris et le Cimetière Parisien de Bagneux.

L’axe 2 développe l’optimisation du fonctionnement urbain . Il y est enfin question de logement. Venons-y un instant. Je note tout d’abord sur ce point une véritable différence avec le PADD précédent : la disparation de la volonté de maintenir un habitat diversifié de qualité.

Il est vrai que c’est la disparition progressive de cette diversité et l’uniformisation des constructions dans notre ville que l’on a constaté depuis maintenant presque 10 ans. Uniformisation qui s’est traduite par l’élimination progressive des familles les plus modestes.

Donc pas étonnant que l‘on ne propose plus maintenant que de (je cite) « produire de nouveaux logements en tenant compte des potentiels limités ». Quand on voit le nombre de projets immobiliers de bureaux qui ont à nouveau envahi Montrouge, je comprend mieux votre souhait timide de limiter cette diversité et le développement des équipements publics nécessaires.

Il y est également question des déplacements et notamment des déplacements doux. Au final on ne trouve sur ce point que très peu de propositions notamment sur les modes alternatifs d’usage de l’automobile si ce n’est celles déjà impulsées par l’Etat (bornes de recharges pour véhicules électriques ou limitation des places de stationnement dans les projets tertiaires).

Pour les circulations douces, rien également si ce n’est se reposer sur l’offre proposée par d’autres communes telle que le Velib’.

J’ai cherché désespérément une proposition de développement d’un réseau de pistes cyclables mais je ne l’ai pas trouvé. Les cartes de la ville qui illustrent le PADD n’en font aucune indication.

J’ai cherché également une proposition qui encouragerait aussi les déplacements à pied dans notre ville, mais rien non plus…

Deux points pour finir. D’abord celui de la concertation. Comme d’habitude, elle s’est faite a minima : 1 réunion publique avec quelques kakemonos de présentation, 4 ateliers thématiques qui ne se sont réunis qu’une seule fois.

Cela ne peut évidemment pas suffire pour créer l’adhésion du plus grand nombre de Montrougiens. Et les rappels que vous ne manquerez pas de me faire sur la publicité faite dans les différents supports de communication, ne peuvent suffire non plus pour se donner les moyens d’une véritable démocratie participative, si tant est qu’on en veille véritablement dans cette ville.

Enfin, je voudrais vous faire part d’un dernier sentiment que transparaît à la lecture de ce document. Montrouge doit sans doute pour vous « vivre hors-sol », coupé de son environnement et des changements institutionnels qui s’annoncent comme celui du renforcement de la carte de l’intercommunalité et du Grand Paris.

En effet, à aucun moment, il n’est fait référence aux défis qui nous attendent dans les années qui viennent pour mieux inscrire Montrouge dans le Grand Paris ou tout simplement à la façon dont nous entendons travailler avec les villes qui nous entourent.

Les modalités des coopérations à imaginer avec notre environnement sont absentes de ce PADD qui pourtant doit dessiner les grands axes stratégiques pour  les 10 à 15 prochaines années.

Au final ce document qui devrait être prospective et stratégique ne fait finalement référence qu’au présent !

Nous ne pouvons pas voter son adoption.