Maintenir les dispositifs éducatifs pour les collégiens

Maintenir les dispositifs éducatifs pour les collégiens

Séance publique 11 décembre 2015

Intervention sur le

RAPPORT 15.92 / Les dispositifs éducatifs départementaux ouverts aux collégiens –année 2016-2017

Chers collègues,

Ce rapport qui vient de nous être présenté par Mme Leandri nous propose la reconduction d’un certain nombre de dispositifs éducatifs qu’ils soient ouverts à tous les collégiens ou plus spécifiquement ciblés sur les élèves en difficulté scolaire ;

Ces dispositifs sont aujourd’hui bien installés et participent de l’accompagnement vers la réussite des collégiens vers la réussite.

Leur regroupement, il y a maintenant 2 ans, dans un cadre unique ERMES (Ensemble pour la Réussite et la Mobilisation des Elèves sur leur Scolarité) qui devait leur apporter une meilleure lisibilité auprès des établissements, s’était déjà fait avec des réductions de financements importants et cela semble se poursuivre aujourd’hui avec la même logique.

L’enveloppe globale de ces dispositifs avoisinait 6,5 M€ en 2014 pour basculer en 2015 à 4,7 M€, avec la disparition de Top Métiers et la diminution du financement des dispositifs tournés vers les élèves en difficulté.

Cette année, c’est encore une diminution de 3% pour ces mêmes dispositifs. Même peine pour les subventions à l’ADPEP 92, (Association Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public des Hauts-de-Seine) et à l’association SAIS 92, (Service d’Accompagnement et d’Information pour la Scolarisation des élèves handicapés des Hauts-de-Seine) : elles diminuent de 3%. Pourtant tout le monde connaît l’utilité de ces associations.

Enfin si le dispositif de médiation éducative est maintenu, son financement est en baisse de 9.5%. Il est vrai que vous avez choisi de remettre en question ce dispositif en ne remplaçant pas les médiateurs au fil de leur départ alors même qu’ils sont devenus des membres importants de la communauté éducative et que leur action en terme de prévention des conflits ou de conduite de projets éducatifs au sein des collèges n’est plus à démontrer.

Et puis, il y a un grand absent dans ce rapport : c’est le PASS92 ! Nous ne comprenons d’aucune façon les motivations qui ont prévalu à ce choix et demandons que ce dispositif puisse être ré-introduit.  Certes le dispositif n’est pas totalement parfait mais l’encouragement de la pratique d’activités sportives et culturelles qu’il permet ne doit pas être retiré aux collégiens.

Par ailleurs, nous demandons que les dispositions prises à travers ce rapport ne conduisent à aucune diminution de moyens pour les collèges et notamment pour ceux qui en ont le plus besoin. Nous vous demandons de revoir les dispositions financières de ce rapport et de maintenir les sommes qui étaient affectées l’année dernière.

 

JO 2024 : Soutien du département à la candidature de la Ville de Paris

JO 2024 : Soutien du département à la candidature de la Ville de Paris

Séance publique 11 décembre 2015

Intervention sur le

RAPPORT 15.106 / Soutien du département à la candidature de la Ville de Paris à l’organisation des jeux olympiques et paralympiques 2024

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

Dans la séquence de préparation de la candidature de la Ville de Paris à l’organisation des jeux olympiques et paralympiques 2024, il faut que nous adressions aujourd’hui un signal très fort de soutien au mouvement sportif avant qu’il ne prenne sa décision.

« Pour espérer gagner, il est indispensable d’avancer pas à pas en veillant à ce que les forces vives de la société face émerger un projet commun et convergent vers lui. » Ce matin nous participons d’une certaine manière à la construction de ce projet commun.

Alors que notre société a vécu dernièrement des heures tragiques parce qu’elle était ouverte et tolérante, la candidature de Paris à l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 permettra d’impulser dans notre pays un message et une dynamique forte pour les futures générations en conjuguant les valeurs universelles de l’olympisme et les valeurs fondatrices de notre République.

Car le sport est un vecteur pour l’émancipation humaine, pour la lutte contre le racisme, l’homophobie, l’antisémitisme, la xénophobie et pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Mais comme aime à le rappeler la Maire de Paris, Anne Hidalgo, « il s’agit aussi de construire une candidature qui ressemble à notre société et qui ressemble à notre territoire ».

Cela implique évidemment que la dimension métropolitaine soit assumée et revendiquée, les jeux olympiques devant être pensés et réalisés comme un formidable moyen de souder Paris et les départements qui l’entourent.

Quand les grands événements sportifs sont construits avec les habitants et dans le souci de l’avenir alors ils laissent un héritage matériel et immatériel qui modèle nos sociétés pour plusieurs générations et ils constituent un accélérateur en termes de développement.

Derrière les jeux olympiques, il faut aussi voir les milliers de logements construits, l’amélioration du réseau de transports en commun, l’accélération de la transition écologique. Il faut voir la réduction des inégalités territoriales et la consolidation de la cohésion sociale.

Les jeux sont donc un moyen d’aller plus vite et plus loin dans tous les domaines où nos concitoyens souhaitent des avancées concrètes.

Et l’héritage qu’ils laisseront va bien au-delà des horizons sportif et médiatique.

C’est pourquoi il faut nous engager pleinement en faveur d’une candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 et agir pour que le projet réponde aux besoins des populations locales et au développement du sport pour toutes et tous.

Je vous remercie

FOMMA : une entreprise de Malakoff à l’honneur

Il y a quelques jours, le département décernait son prix « Coup de coeur » à l’entreprise malakoffiote FOMMA lors d’une cérémonie organisée par le Réseau Entreprendre 92. Depuis 1946, FOMMA accompagne les professionnels de l’alimentation (boucheries, charcuteries, traiteurs, restaurants, collectivités…). Véritable spécialiste dans le conseil, la vente, l’entretien et la réparation des équipements de production alimentaires utilisés dans vos laboratoires, cuisines, magasins, etc …

En compagnie de Julie Sommaruga, députée de la circonscription et de Catherine Picard, conseillère départementale, j’ai tenue ce matin à féliciter Bertrand Haas, son PDG pour cette distinction et pour le chemin parcouru depuis la reprise de l’entreprise. Huit mois à peine après avoir repris l’activité, il a déjà embauché trois nouveaux salariés et l’entreprise affiche une croissance de 14 %.

L’occasion ici de rappeler combien le tissu de PME-TPE demeure important pour nos territoire tant en terme d’emploi et que vitalité économique.

 

Visite de Fomma, entreprise malakoffiote en pleine croissance"
Visite de Fomma, entreprise malakoffiote en pleine croissance

Visite de Fomma, entreprise malakoffiote en pleine croissance"

Visite de Fomma, entreprise malakoffiote en pleine croissance"

 

COLLEGES, MIEUX APPRENDRE POUR MIEUX REUSSIR

COLLEGES, MIEUX APPRENDRE POUR MIEUX REUSSIR

Tribune Elus Socialistes HDS Mag n°42 – juillet-août 2015

Catherine Picard

Alors que de nombreuses critiques sont émises sur la réforme du collège, il est essentiel de comprendre de quoi on parle.

Ce dispositif est inscrit dans la refondation de l’école de la République menée dès le début du quinquennat qui a permis de rénover en profondeur l’enseignement du premier degré, en modernisant les pratiques d’apprentissage et en revenant sur la semaine de quatre jours décidée à la hâte par la majorité précédente, au détriment du bien-être des élèves. C’est pour poursuivre ce travail nécessaire que le gouvernement a annoncé une réforme du collège qui doit entrer en application à la rentrée 2016.

Cette nouvelle étape offre à chaque établissement les moyens de la maîtrise, par tous, des savoirs fondamentaux avec des mesures indispensables. Ces dernières sont des avancées majeures pour la réussite de nos enfants :

– Plus d’heures en petit groupe (4000 postes) ;

– Des heures d’accompagnement personnalisé pour TOUS LES ELEVES (pour faciliter la transition école-collège et l’acquisition des savoirs fondamentaux : 3h par semaine en 6 e et 1h de la 5 e à la 3 e) ;

– Des enseignements pratiques interdisciplinaires ;

– Davantage d’heures de langues vivantes (avec un apprentissage plus précoce : première langue vivante au CP et deuxième langue vivante en 5e, soit 25 % d’enseignement de plus pour TOUS LES ELEVES) ;

– L’apprentissage du travail en équipe et de l’expression orale ;

– L’acquisition de compétences numériques.

Cette nouvelle organisation du temps scolaire et ces méthodes adoptées par le Conseil supérieur de l’éducation sont issues d’expériences qui ont fait la preuve de leur réussite partout où elles ont été pratiquées. Elles visent l’excellence pour TOUS LES ENFANTS, et non pour quelques-uns. Najat Vallaud-Belkacem, qui connaît bien le sujet, parle de « la démocratisation de l’excellence pour que chacun ait une chance égale de réussite ».

Le Conseil départemental doit accompagner cette réforme en soutenant les projets de tous les collèges des Hauts-de-Seine. Parce que la jeunesse est notre priorité, nous devons consacrer une part plus importante du budget de notre département à atténuer les inégalités qui se sont accrues ces dernières années et à aider les enseignants à réaliser des projets pédagogiques dans le cadre de leurs missions.

 

 

 

Une opposition déterminée et constructive

Une opposition déterminée et constructive

Tribune Elus Socialistes HDS Mag n°41 mai-juin 2015

Joaquim TIMOTEO

 

À l’issue des élections, l‘assemblée départementale a été renouvelée pour la première fois dans sa totalité. Elle sera aussi dorénavant entièrement paritaire. Nous saluons cette avancée majeure voulue par le président de la République pour l’équilibre de la vie politique et l’expression démocratique de toutes et tous.
Les résultats des élections départementales restent marqués par plusieurs faits importants.
Tout d’abord une forte abstention avec notamment un éloignement progressif des jeunes du scrutin démocratique qui doit interroger nos pratiques politiques.
Les scores obtenus par l’extrême droite tant sur le plan national que départemental, vote protestataire qu’il faut entendre mais qui remet en cause nos valeurs républicaines et à qui nous devons répondre par du concret, par plus de justice sociale et certainement pas par un « ni-ni » politicien qui déshonore la  République.
Enfin, si le Parti socialiste essuie plusieurs défaites, il reste en voix la deuxième force politique de ce département. Nous en serons, Catherine Picard et moi-même, les porte-voix dans l’assemblée départementale.
Pendant cette mandature nous serons une opposition déterminée et constructive qui agira pour l’intérêt général de tous les Alto-Séquanais.
À l’heure où la réforme territoriale clarifie les compétences des collectivités, celles du Département sont plus que jamais orientées vers la solidarité.
Solidarité envers toutes les générations : de la petite enfance avec l’augmentation du nombre de places en crèche jusqu’au plus grand âge avec le besoin de maisons de retraite plus nombreuses et accessibles financièrement à tous.
Solidarité avec les personnes en situation de handicap, car il n’est pas admissible qu’elles soient reléguées en dehors de notre département faute des structures disponibles.
Solidarités entre les territoires avec une politique du logement qui favorise la mixité sociale.
Solidarité avec les personnes aux faibles revenus ou sans emploi, avec une vraie politique d’insertion et un soutien fort au secteur de l’économie sociale et solidaire, créateur d’emplois.
Les Alto-Séquanais peuvent compter sur notre détermination pour défendre ces orientations et pour faire de notre Département, qui en a les moyens, celui du vivre ensemble, un Département plus solidaire et plus juste.