Cour de l’école de l’Ilot Maurice Arnoux : la « patate chaude » qui va coûter cher aux Montrougiens…

Intervention de Joaquim TIMOTEO

Conseil municipal du 25 septembre 2014

Cour de l’école de l’Ilot Maurice Arnoux : la « patate chaude » qui va coûter cher aux Montrougiens

 

Je suis étonné par cette délibération parce qu’elle donne l’impression que l’on découvre aujourd’hui la complexité du dossier (4 chantiers de construction + 1 chantier de démolition) lié à votre choix d’intégrer une école dans un bâtiment d’habitation.

Je n’ose croire qu’on découvre aujourd’hui qu’il y aurait nécessairement un déphasage dans le temps entre les différentes opérations (ilôt PISE, ilôt Maurice Arnoux, jardin) et que chaque maître d’ouvrage a son propre calendrier…

Au-delà du problème technique, au final, cette impréparation va coûter cher aux Montrougiens.

Elle va coûter cher aux contribuables d’abord parce que nous ne maîtriserons aucunement les coûts d’exécution de cette opération qui va être déléguée. On l’estime aujourd’hui à environ 640 000 euros basée sur une simple estimation (quand je vois les écarts qu’il y a en Commission d’Appels d’Offres (CAO) entre les estimations prévues et les chiffrages réels des entreprises, j’ai quelques réserves sur cette somme).

Par ailleurs, et d’une certaine manière, elle va coûter cher aux jeunes Montrougiens aussi.

Car au final il faudra attendre 2018 pour que la cour de l’école soit complètement finie !!

Puisqu’une partie de la cour sera au-dessus des parkings des immeubles d’habitation qu’il reste à construire à côté… donc pendant 3 ans les enfants n’auront droit qu’à une cour aux 2/3 de sa taille (environ 800 m² ; 1200 m² environ à terme) et à un chantier en parallèle pendant de nombreux mois.

Dans quelles conditions de confort va-t-on donc accueillir ces enfants ?

Par ailleurs, vous indiquez le passage d’une commission de sécurité pour juin 2015. Cela veut-il dire que l’ouverture de l’école est prévue pour septembre de l’année prochaine. Si c’est le cas, quand avez-vous prévu de réviser les secteurs scolaires ?

Etant donné les conditions dans lesquelles, ces dispositions sont prises, vu notamment les conséquences sur la qualité de l’accueil des enfants, nous voterons CONTRE cette délibération.

 

Extrait de la délibération soumise au vote :

<< La cour de l’école (restant à aménager au coeur de la ZAC) – Maitrise d’ouvrage ville de Montrouge (…) ne sera pas accessible depuis les voiries périphériques, mais uniquement au travers du square. Du fait qu’une partie de la cour sera réalisée au-dessus des futurs stationnements enterrés de l’ilot PISE, une cour prévisionnelle est prévue en 1ère phase en attendant la livraison de ce bâtiment. La livraison de la cour d’école provisoire doit avoir lieu en juin 2015, pour la commission de sécurité […]

Quatre chantiers de construction (jardin, cour, école et ilot Maurice Arnoux) et un chantier de démolition (maison des femmes du SAMU SOCIAL se situant dans l’emprise de la future cour d’école) devront ainsi se dérouler en parallèle, dont deux chantiers (la démolition et l’aménagement de la cour) ne seront accessibles qu’au travers du chantier du jardin. Aussi, face au constat de la complexité de cette situation, liée tant au manque d’accessibilité des chantiers, au manque d’espace disponible pour organiser les circulations et les installations de chantier, qu’aux délais serrés imposés par le déroulement de commission de sécurité de l’école en juin 2015, il a été convenu entre l’AFTRP (aménageur de la ZAC de la Porte de Montrouge et maitrise d’ouvrage du jardin) et la ville (maitrise d’ouvrage de la cour d’école) qu’il était nécessaire que la maitrise d’ouvrage de la cour d’école soit transférée par la ville à l’AFTRP, conformément à l’ordonnance du 17 juin 2004 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et aux opérations complexes portant modification de la loi du 12 juillet 1985, article 2 II qui dispose : « Lorsque la réalisation, la réutilisation ou la réhabilitation d’un ouvrage relève simultanément de la compétence de plusieurs maîtres d’ouvrage, ces derniers peuvent désigner par convention, celui d’entre eux qui assurera la maîtrise d’ouvrage de l’opération. Cette convention précise les conditions d’organisation de la maîtrise d’ouvrage et en fixe les termes. » Il est donc demandé au conseil municipal d’autoriser le Maire à signer le projet de convention portant sur la maîtrise d’ouvrage et de financement des travaux portant sur la réalisation de la cour de l’école aménagée dans l’ilot Maurice Arnoux avec L’AGENCE FONCIERE ET TECHNIQUE DE LA REGION PARISIENNE. >>

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