Votre avis compte … ou pas

Votre avis compte … ou pas

Tribune « La Gauche à Montrouge »  Montrouge Magazine n°117 avril-mai 2016

Votre avis compte …

Une enquête publique aura lieu courant avril pour l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Pendant la durée de l’enquête, le public peut consigner ses observations, propositions et contre-propositions sur le registre d’enquête tenu à sa disposition au centre administratif. Les observations du public sont consultables et communicables (au frais de la personne qui en fait la demande) pendant toute la durée de l’enquête. Une proposition a plus de chances d’être retenue si elle est faite par de nombreuses personnes. Nous encourageons les habitants à donner leur avis pour infl uer sur les décisions qui impacteront la vie de notre commune dans les années à venir. Par exemple, l’un des grands changements prévus par le PLU est l’interdiction de transformer des bureaux en habitations, et cela dans l’ensemble de la ville (à la seule l’exception de la zone «Maisons et villas»). Pas sûr que ce soit une bonne idée

… ou pas

Pas plus que la population, les élus n’ont pas été consultés sur la mise en double sens de l’avenue de la République. Ils ont découvert cette décision lorsqu’elle leur a été présentée en conseil municipal comme une mesure ayant pour objectif de dynamiser le commerce à Montrouge, et validée par les commerçants. Puisqu’elle a été présentée comme un test, les élus de La Gauche à Montrouge demandent qu’une évaluation sur les impacts de ce changement soit faite sur la base de critères partagés, avec les parties concernées, et que les résultats soient diffusés publiquement.

Attentats des 8 janvier et 13 novembre 2015 : les Montrougiens encore meurtris mais toujours unis dans la République

Attentats des 8 janvier et 13 novembre 2015 : les Montrougiens encore meurtris mais toujours unis dans la République

Tribune « La gauche à Montrouge »,  Montrouge Magazine janvier-mars 2016

Vendredi 13 novembre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, les autorités de l’Etat des Hauts-de-Seine, les associations concernées et les élus du Conseil municipal de Montrouge assistaient à la remise de l’Ordre national du Mérite à deux agents de notre commune, pour honorer leur courage héroïque le 8 janvier dernier, face au terroriste meurtrier Coulibaly qui a assassiné la policière municipale, Clarissa Jean-Philippe. Les fanatiques ont une fois encore frappé notre pays ce même jour, avec une férocité, une horreur plus grandes encore et deux Montrougiens ont perdu la vie, victimes des barbares qui ont perpétré ces attentats.

Les élus de la gauche à Montrouge présentent leurs très vives condoléances à leurs familles ainsi qu’à celles des 130 autres victimes et soutiennent les blessés et les rescapés sur le chemin de leur guérison et leur retour à une vie normale. Dans ce très grave contexte, où notre commune meurtrie a payé un lourd tribut au terrorisme, les élus de la gauche à Montrouge s’engagent plus que jamais auprès de leurs concitoyens montrougiens, à défendre et préserver non seulement la démocratie, mais aussi les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Ils affirment qu’à Montrouge comme partout ailleurs en France, seules ces valeurs sont le ciment du vivre ensemble, de tous avec tous, unis dans le respect, la tolérance et la laïcité.

Et c’est ensemble, recueillis dans l’esprit de fraternité républicaine qui est le leur et qui sans cesse les anime, que les élus de la gauche à Montrouge rendront hommage à Clarissa Jean-Philippe, avec et aux côtés de tous les élus du Conseil municipal, lors de la commémoration qui sera organisée à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition.

Nouveau Plan Local d’Urbanisme, une chance à saisir !

Nouveau Plan Local d’Urbanisme, une chance à saisir !

Tribune « La gauche à Montrouge »,  Montrouge Magazine novembre-décembre 2015

Notre ville va se doter d’un nouveau plan d’urbanisme (PLU) en remplacement de celui annulé en 2013 par le Tribunal Administratif. Le PLU est le principal document de planifi cation de l’urbanisme, primordial pour tous car il  dessine les grands axes de développement futur de la ville en fixant le niveau de production de logements et la nature des équipements publics.
Notre groupe est intervenu à plusieurs reprises lors du lancement de la nouvelle procédure pour demander une large concertation des habitants avec pour objectif de faire entendre la voix de la ville et de ses résidents, à l’aube de la future Métropole du Grand Paris : des réunions de quartier durant la phase de diagnostic, des balades urbaines, des réunions de secteur sur les projets de développement et sur le règlement du PLU, une grande consultation citoyenne.

La ville a organisé uniquement des ateliers thématiques (avec un petit groupe de volontaires) dont les conclusions sont affichées sur son site. Le résultat est sans appel : notre ville souffre d’une trop forte densification, l’offre de logements y est peu diversifiée, les équipements publics sont saturés et difficilement accessibles, le manque d’espaces verts est criant…

Lors du débat sur le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), nous avons constaté que nos questionnements  restent d’actualité :

– sur le commerce : certains quartiers font l’objet d’une politique active quand d’autres sont délaissés. Des commerces de proximité disparaissent. Rien ne justifie ce traitement inégalitaire des territoires.
La politique de rachat des bas d’immeubles et de préemption pratiquée par la ville serait-elle à bout de souffle ?

– sur les circulations douces : circuler en vélo parmi les voitures s’avère dangereux mais le nombre de pistes cyclables est si  petit que les montrougiens préfèrent éviter ce mode de déplacement. A quand un maillage de la ville pour les vélos, la mise en place d’un pédibus, et plus largement, une réflexion collective pour l’élaboration d’un plan de déplacements urbains (PDU) à Montrouge ?

– sur le logement : la volonté de maintenir un habitat diversifi é de qualité inscrite dans les anciens documents du PLU a totalement disparu du document actuel. Cela voudrait-il dire que ce n’est plus une ligne directrice aujourd’hui ?

Ce nouveau PLU est une chance à saisir par les Montrougiens, pourvu qu’ils soient impliqués dans la recherche des réponses à toutes ces questions.

La réforme des rythmes scolaires à Montrouge : une mise en œuvre décevante !

Tribune « La gauche à Montrouge »,  Montrouge Magazine septembre-octobre 2015

La réforme des rythmes scolaires visait à mieux répartir les heures de cours sur la semaine et alléger la journée de classe pour les élèves. Elle avait pour objectif d’équilibrer l’organisation des temps scolaires et périscolaires, tout en favorisant des activités sportives, culturelles, artistiques pour permettre d’autres formes d’acquisitions pour les enfants.

A Montrouge, malgré une mise en oeuvre un an après les directives officielles, l’application de cette réforme ne répond pas à ces objectifs. Les activités périscolaires, parfois sans locaux adaptés, quelquefois encadrés par peu d’animateurs, sont souvent synonymes de garderie, et n’amènent que peu de connaissances complémentaires aux élèves. Les temps d’activité périscolaires ne mettent pas les enfants dans des situations de calme, de recherche et de découverte.

Concernant le mercredi, les parents vivent mal l’interdiction de récupérer leurs enfants à 13H30, et donc, l’obligation de sortie uniquement en fi n de journée. En conséquence les enfants sont obligés de passer une ½ journée de plus au centre de loisirs. Organisation qui engendre un coût supporté par des parents Le fait de passer plus d’heures en collectivité suppose une fatigue supplémentaire qui nuit à la concentration scolaire.

Pour l’année 2015/2016 un soutien financier d’au moins 50 € par élève est apporté par l’Etat à toutes les communes qui créent un projet éducatif territorial (PEDT).Ce projet permet de mettre en synergie tous les acteurs locaux (associations, clubs sportifs…) afin de garantir une continuité et une cohérence éducative entre les projets de chaque partenaire (notamment les projets d’école) et d’assurer l’articulation des interventions sur les différents temps de l’enfant : organisation des activités, lieux, mission des intervenants…

La ville de Montrouge a refusé de mettre en place un projet éducatif territorial (PEDT) se privant ainsi d’une manne financière importante… qui aurait permis d’alléger le coût pour les familles, d’augmenter le nombre d’animateurs ou de proposer plus activités de qualité.

Cette réforme a été mise en place à minima dans notre ville au détriment des familles Montrougiennes, mais aussi de la bonne volonté des animateurs et des équipes éducatives très investis pour la réussite de ce projet.

Budget 2015 : augmentation généralisée des impôts locaux

Budget 2015 : augmentation généralisée des impôts locaux

Tribune « La gauche à Montrouge »,  Montrouge Magazine juin-août 2015

L’élaboration du budget est un moment important pour une ville. C’est l’occasion de donner des orientations, de répondre aux besoins des Montrougiens, d’engager l’avenir. Au vu du budget 2015, ne serait-ce pas le cas pour Montrouge ?

On laisse se construire des milliers de m² de bureaux mais les projets de logements accessibles, notamment aux jeunes et aux classes moyennes sont inexistants. A ce rythme, Montrouge n’atteindra pas les 25% de logements sociaux et continuera de payer l’amende due pour non atteinte des objectifs prévus par la loi. La crise frappe davantage les plus modestes mais le budget pour les aides d’urgence à nos concitoyens reste le même que par le passé. L’éducation devrait être une priorité mais la part du budget global consacrée à l’enseignement et à la formation est en baisse. En revanche, qu’il s’agisse des cantines ou des activités péri-scolaires ou des loisirs, les familles voient les tarifs augmenter.

Plus largement, c’est l’ensemble des impôts locaux qui augmentent : taxe foncière pour Montrouge mais aussi toutes les différentes taxes de la communauté de communes Chatillon-Montrouge qui a voté une augmentation des impôts de 6% (taxe d’habitation, foncière, etc…)

Il est regrettable que cette augmentation des impôts locaux n’ait pas été annoncée en mars de l’année dernière alors même que les contraintes sur les recettes de la ville étaient connues. Il est dommage également que la Ville s’obstine à refuser des financements potentiels comme ceux versés par l’Etat dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, par exemple.

Mais derrière les chiffres, d’autres choix étaient possibles. Une ligne budgétaire dédiée à la transition énergétique aurait été souhaitable. Elle aurait financé des travaux de sécurisation et des mesures d’économies d’énergie dans les bâtiments municipaux, la mise en place d’un plan lumière, ou encore des aides à la réhabilitation thermique des logements.

Nous aurions aussi aimé, dans ces choix, voir se dessiner une perspective de changement vers

une méthode de gouvernance qui mettrait en avant :

– une démocratie locale profondément renouvelée et dynamisée, dans une logique de proximité et de transparence

– un véritable dialogue social, avec les agents municipaux et la valorisation de leur engagement de service public ;

– une évaluation rigoureuse et régulière des politiques publiques.

Mais à Montrouge, il nous faudra encore attendre le développement d’une ville solidaire qui protège face aux crises, une ville émancipatrice pour libérer les énergies, une ville durable pour préparer l’avenir.

Nouveau plan local d’urbanisme : impliquer véritablement les montrougiens

Nouveau plan local d’urbanisme : impliquer véritablement les montrougiens

Tribune « La gauche à Montrouge »,  Montrouge Magazine avril-mai 2015

 

Le plan local d’urbanisme (PLU) de Montrouge a été annulé en 2013 par le juge administratif. La ville de Montrouge a donc relancé une procédure afi n de se doter d’un nouveau PLU en lieu et place du plan d’occupation des sols (POS) datant de 2004 qui s’applique actuellement. Les élus du groupe de la Gauche Unie à Montrouge demandent que cette procédure d’élaboration du nouveau PLU, en cours, ne se résume pas au seul cadre légal mais qu’elle soit un véritable outil de travail et de concertation avec l’ensemble des habitants et des élus de la ville.

Aujourd’hui, la loi renforce la place de la démocratie dans l’élaboration du PLU en élargissant la concertation, en associant les habitants en amont des décisions qui concernent leur cadre de vie. L’information doit être donnée au public afin de lui permette de réagir dès le stade des études préalables, avant que les décisions ne soient prises de façon irréversible.

La mairie doit se donner les moyens pour que tous les Montrougiens puissent participer à l’élaboration des différents documents qui composent le PLU, comme par exemple :

– le rapport de présentation qui expose l’état initial de l’environnement et détermine les perspectives d’évolution de la ville,

– le plan d’aménagement et de développement durable qui défi nit les orientations d’urbanisme et d’aménagement retenues pour l’ensemble de la commune et qui concernent :

  • le développement du centre ville, et des quartiers,
  • la restructuration ou réhabilitation des secteurs
  • le traitement des rues, passages, pistes cyclables
  • les actions visant la sauvegarde et la diversité commerciale des différents quartiers
  • l’aménagement des entrées de ville
  • la préservation du paysage ou du patrimoine.

Nous proposons que l’élaboration du PLU puisse se préparer par la réunion de plusieurs commissions composées d’élus et d’habitants, qui reprendraient les documents obligatoires au PLU, comme le rapport de présentation, le PADD, et le règlement.

Montrouge étant la 5ème ville de France la plus dense, il est urgent de penser à une autre politique favorisant les plans de circulation douce (Plan de déplacements urbains) et les espaces verts. Une politique qui privilégierait une véritable démocratie participative.

Les outils du PLU permettent de donner la parole aux habitants. Il faut s’en saisir dès aujourd’hui et ce sans attendre le vote en conseil municipal prévu pour juin 2016.

L’élaboration du PLU est un moment important pour notre ville à laquelle les habitants doivent être partie prenante.