Solidarités : priorités absolues du Département

Solidarités : priorités absolues du Département

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°54 – juillet-août 2017

Catherine PICARD

 

La solidarité est une des principales prérogatives des Départements. A ce titre, ils doivent mettre en place des politiques d’accompagnement et de soutien ciblés sur ceux qui en ont le plus besoin, notamment les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

En 2014, le conseil départemental a mis en place le schéma départemental de soutien à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées 2014-2018. Ce schéma définissait le cap de la politique départementale en direction des personnes en perte d’autonomie pour les cinq années à venir avec

trois axes importants pour sa mise en oeuvre :

  • simplifier le parcours de vie des personnes,
  • améliorer la qualité de l’offre de services,
  • contribuer à l’épanouissement des personnes dans

leur environnement.

Pour chacun de trois axes, des groupes de travail devaient être mis en place avec des objectifs et des actions bien définis, s’inscrivant ainsi pleinement dans la démarche d’évaluation de ce schéma. Dans ce cadre étaient également prévus des bilans intermédiaires destinés à l’analyse des premiers résultats ainsi qu’unbilan approfondi plus global à mi parcours permettant d’étudier la cohérence et l’efficacité des actions et le degré d’atteinte des objectifs.

Force est de constater que trois ans après l’adoption de ce schéma, aucun bilan intermédiaire des premiers résultats et réalisations n’a été communiqué. Il serait pourtant utile pour connaître les ajustements effectués dans les actions entreprises ou envisagés afin d’atteindre les objectifs fixés par le schéma.

Par ailleurs, l’annonce d’un nouveau schéma de l’enfance et de la jeunesse annoncé comme interdépartemental et devant re élargi à toutes les solidarités, interroge sérieusement le destin du schéma départemental de soutien à l’autonomie dans ce cadre.

Le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, mis en place grâce au gouvernement socialiste, verra le jour le 5 juillet.

Il est chargé de participer à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques liées à l’autonomie et à la citoyenneté des personnes âgées ou handicapées.

Ce conseil doit absolument travailler en commun avec les différents intervenants, CCAS, organismes et associations qui interviennent dans ce secteur et leur communiquer des informations régulièrement.

I pour Insertion et non pas Immobilisme…

I pour Insertion et non pas Immobilisme…

 

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°53 – mai-juin 2017

Joaquim TIMOTEO

 

Si le Programme Départemental d’Insertion (PDI-RE) conserve pour objectif prioritaire l’accès et le retour à l’emploi durable, alors les moyens qui lui sont attribués doivent être largement augmentés.

Les 15 000 places offertes globalement dans les différentes actions sont loin de satisfaire la demande potentielle des 30 000 bénéficiaires. Soit à peine une mesure d’accompagnement pour deux bénéficiaires !

C’est évidemment trop peu !

Surtout quand le taux de retour à l’emploi n’est que de 40 %… Cet effort d’accompagnement n’est pas à la hauteur d’une réelle politique d’insertion.

La question des freins périphériques à l’emploi (c’est-à- dire ceux qui ne sont pas liés directement à des questions de qualification) doit aussi être mieux traitée. L’accompagnement vers les soins ou l’hébergement est primordial tout comme les mesures liées aux modes de garde. Sur ce point encore, les seules 1500 places d’accueil de jeunes enfants proposées demeurent insuffisantes, d’autant plus que nous avons un pourcentage de familles monoparentales bénéficiaires du RSA bien supérieur à la moyenne des ménages du département.

S’efforcer enfin à ce que toutes les personnes éligibles au RSA puissent faire valoir leurs droits est également une priorité quand  on sait qu’elles sont plus du tiers à ne pas le faire. À l’échelle de notre département, il est nécessaire d’investir le chantier de l’accès à la prestation pour tous ceux qui y ont droit.

L’insertion est une question commune à tous les publics, y compris aux jeunes de moins de 25 ans pour lesquels le RSA est peu accessible. Pour pallier cette difficulté, notre Département devrait aider les missions locales, ce qu’il se refuse de faire pour le moment.

Enfin pour gagner en efficacité la gestion du RSA doit continuer de se faire au plus près des publics, au sein des Espaces d’insertion là où ils existent et en mobilisant localement les partenariats nécessaires à l’accompagnement des bénéficiaires. Se lancer dans une fusion des services d’instruction avec les Yvelines comme le souhaite le président du conseil départemental, c’est réduire l’action à une seule logique gestionnaire et oublier la dimension locale de l’insertion.

Dessaisir les communes de l’instruction du RSA reviendrait à éloigner un service de proximité de ses propres bénéficiaires dont on connaît la fragilité.

Le « 92 » doit agir pour les jeunes !

Le « 92 » doit agir pour les jeunes !

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°52 – mars-avril 2017

Catherine PICARD

 

Depuis bientôt cinq ans la France a fait le choix de mettre en œuvre une politique volontariste pour sa jeunesse. Le premier chantier était celui de l’école où 54 000 postes ont déjà été créés en France et plus de 900 dans notre département, après plusieurs années de baisses successives. Ces augmentations ont été accompagnées par une refonte des programmes en primaire et au collège et la mise en place de rythmes éducatifs mieux adaptés aux besoins des élèves à l’école primaire.

Ce choix commence à porter ses fruits comme en témoigne le nombre de décrocheurs qui n’a cessé de baisser et qui sera divisé par deux l’année prochaine. L’objectif du gouvernement sera donc tenu.

À côté de l’école, les mesures d’accompagnement vers l’insertion sociale et professionnelle ont aussi été nombreuses : aide financière à la recherche du premier emploi pour les jeunes diplômés d’origine modeste, encadrement des stages, soutien à l’obtention du permis de conduire, lutte contre toutes les formes de discriminations.

Elles s’ajoutent au recrutement d’emplois d’avenir, créés en 2013 qui permettent à des jeunes sans formation de bénéficier d’un emploi qui les insère dans le marché du travail. L’engagement et la participation des jeunes a également été une priorité avec l’objectif de 100 000 jeunes en  service civique dès cette année, la mise en oeuvre la loi sur l’égalité réelle et la citoyenneté qui favorise l’engagement associatif et citoyen des jeunes.

Face à ces avancées majeures,  notre Département recule ! Les coupes budgétaires successives touchent directement les plus jeunes comme en témoignent les trois millions d’euros de moins votés au détriment des services liés à l’enfance et à la jeunesse pour 2017. Les clubs de prévention sont délaissés ; le devenir des jeunes majeurs antérieurement confiés à l’Aide sociale à l’enfance est négligé ; les budgets dédiés aux associations sont diminués.

Enfin, notre Département n’a toujours pas choisi de mettre en place un conseil pour les jeunes favorisant leur engagement citoyen.

Il est urgent de mettre en place une politique volontariste pour les jeunes Alto-Séquanais.

Budget 2017 : toujours moins pour les plus fragiles

Budget 2017 : toujours moins pour les plus fragiles

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°51 – janvier-fevrier2017

Joaquim TIMOTEO

 

Cela devient une habitude : derrière l’affichage par la Majorité départementale d’une priorité pour la solidarité, c’est en fait une baisse inexorable des budgets qui lui sont consacrés.

Alors que l’action sociale est la compétence principale du Département, les personnes âgées et la petite enfance sont les deux grands perdants du budget 2017.

Les aides aux personnes âgées baissent ainsi de 3,4 millions d’euros. Le soutien au Centres locaux et de coordination (CLIC) disparaissent. De même les frais de séjour en établissement des personnes âgées les moins autonomes perdent presque 7 millions d’euros !

À l’autre extrémité des âges de la vie, c’est la même peine avec 3 millions d’euros en moins pour la protection maternelle infantile (PMI) et la petite enfance.

Toujours du côté de la jeunesse, là encore 3 millions en moins pour la protection de l’enfance

alors même que le problème des jeunes mineurs isolés n’est pas prêt de se tarir. Et que dire des coupes sombres qui sont faites en direction des clubs de prévention. C’est encore une fois là où les fragilités s’expriment que la réponse du Département se dérobe.

Sur la question du logement, les indispensables efforts que les Alto-Séquanais sont en droit d’attendre, ne sont pas non plus au rendez-vous.

Le Fonds de Solidarité Logement perd ainsi 700 000 euros.

En matière de logement et de rénovation urbaine, ce sont 10 millions d’euros en moins qui sont prévus. Dans le même temps, les crédits d’adaptation des logements sociaux aux personnes âgées sont divisés par trois !

Alors que le Département des Hauts-de-Seine reste le plus riche de France, le budget 2017 sera celui du « toujours moins » pour les catégories les plus fragiles. C’est inacceptable !

Et maintenant que la Droite a désigné son candidat aux prochaines élections présidentielles, nous savons à quelles douloureuses coupes budgétaires il va falloir nous attendre s’il atteint son but. Avec 100 milliards d’euros d’économies et 500 000 suppressions de postes de fonctionnaires, c’est une véritable saignée et une attaque en règle contre les services publics. C’est notre modèle social qui est mis en danger et cela commence déjà dans les Hauts-de-Seine…

L‘éducation, la première priorité

L‘éducation, la première priorité

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°50 – novembre-décembre 2016

Catherine PICARD

 

Le premier budget de l’État  est le budget de l’Éducation nationale. La refondation de l’École a déjà permis la création de 42 338 emplois et conformément aux engagements, les 60 000 postes seront atteints en 2017. Pour la rentrée 2016, 10 711 postes sont créés, 2 925 dans l’académie de Versailles, dont 1 746 dans le 1er degré. Ces moyens supplémentaires se traduisent aussi concrètement dans notre département : ce sont plus de 900 postes supplémentaires qui ont vu le jour dans les Hauts-de-Seine pour la seule rentrée 2016 auxquels s’ajoute

l’engagement de la ministre à créer 65 postes de remplaçants.

Pour la première fois, la réforme a englobé tous les niveaux de la scolarité obligatoire, avec de fortes ambitions pédagogiques et des objectifs clairs et définis en matière de réussite et d’égalité. L’essentiel se situe dans le changement des programmes de la maternelle au collège, en application dès

la rentrée 2016 : cohérence et progressivité qui permettront à chaque élève d’acquérir le socle commun des apprentissages fondamentaux, avec une meilleure articulation entre l’école et le collège. Ils sont conçus de manière à laisser des marges de liberté aux enseignants pour tenir compte de la diversité de leurs élèves.

De nouvelles mesures accompagnent également

la poursuite de la refondation de l’école : L’augmentation des fonds sociaux (+ 40 % sur 2 ans), la mobilisation pour les valeurs républicaines, le plan numérique ou encore la lutte contre le décrochage scolaire qui a permis une réduction de 26 000 élèves décrocheurs depuis 5 ans et le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a augmenté de 24 % depuis 2012.

La formation initiale des enseignants, qui avait disparu sous la droite, a été rétablie. L’accompagnement des équipes se poursuit :

le budget de la formation continue sera de 99 M€ en 2017, en progression de 28 % depuis 2014.

Pour que le métier d’enseignant redevienne attractif, la rénovation et la revalorisation des carrières démarrera au 1er janvier : des enseignants mieux rémunérés et des directeurs d’école mieux reconnus.

Je suis convaincue que la réussite de l’école est l’affaire de tous, équipe éducative, parents et collectivités locales, pour le bien-être des enfants.

Rentrée 2016 : bientôt un nouveau Pass Hauts-de-Seine

Rentrée 2016 : bientôt un nouveau Pass Hauts-de-Seine

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°49 – septembre-octobre 2016

Joaquim TIMOTEO

 

 

Depuis près de dix ans, le Pass Hauts-de-Seine soutient les collégiens dans leur accès aux pratiques culturelles et sportives. La majorité départementale de droite avait pourtant furtivement tenté de le supprimer lors du précédent débat budgétaire. La mobilisation en faveur de ce dispositif a payé : son maintien pour cette rentrée a été obtenu et c’est un nouveau Pass Hauts-de-Seine qui verra le jour très bientôt.

Un groupe de travail constitué pour améliorer le dispositif et auquel nous avons participé activement, a rendu ses propositions. Celles-ci ont été validées publiquement mais n’ont pas encore été présentées en séance publique.

Cinq grands principes ont guidé notre participation au sein de ce groupe.

� L’affirmation de l’utilité du dispositif. Le Pass Hauts-de- Seine doit continuer à faciliter l’accès aux différentes activités culturelles et sportives par la participation financière qu’il apporte aux familles.

� La révision du montant du Pass. Celui-ci n’a pas changé depuis de trop nombreuses années alors même que le coût des activités n’a cessé d’augmenter.

� La prise en compte de la situation financière des familles par l’application du quotient familial par exemple.

� Le ré-équilibrage entre les activités sportives et culturelles dans l’usage du Pass. Aujourd’hui le sport représente 80 % de l’utilisation du Pass. Le développement de l’offre. On ne peut penser la pérennité d’un tel dispositif sans qu’une réflexion sur l’élargissement des offres faites aux jeunes ne soit faite.

Le Pass Hauts-de-Seine devrait donc faire sa mue pour la rentrée 2017.

Il passera alors à 80 € pour les collégiens non boursiers et à 85 € pour les collégiens boursiers. Cette augmentation est une victoire importante et l’introduction du critère boursier permettra d’apporter une aide mieux ciblée aux familles plus modestes.

Elle s’accompagnera de la mise en place de deux formules distinguant un Pass à dominante Sport et un Pass à dominante Culture au choix des familles.

Pour élargir l’offre d’activités, il restera à inciter les villes à faire inscrire plus largement dans le dispositif leur tissu associatif local, notamment au travers des contrats de développement signés avec le Département.

Bonne rentrée à tous.