2ème édition Forum Économie sociale et solidaire- Montrouge

2ème édition Forum Économie sociale et solidaire- Montrouge

Fort de la réussite rencontrée par la 1ère édition du  Forum de l’économie sociale et solidaire, je relance à nouveau l’organisation de cet événement le 25 novembre prochain.

L’IRTS-Montrouge nous accueillera le samedi 25 novembre après-midi pour une série de tables-rondes thématiques et la présence de plusieurs structures du secteur de l’économie sociale et solidaire.

J’espère vous retrouver nombreux à cet événement centré sur le partage des valeurs de solidarité, de démocratie et de la vision d’une autre économie à dimension humaine.

 

Solidarités : priorités absolues du Département

Solidarités : priorités absolues du Département

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°54 – juillet-août 2017

Catherine PICARD

 

La solidarité est une des principales prérogatives des Départements. A ce titre, ils doivent mettre en place des politiques d’accompagnement et de soutien ciblés sur ceux qui en ont le plus besoin, notamment les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

En 2014, le conseil départemental a mis en place le schéma départemental de soutien à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées 2014-2018. Ce schéma définissait le cap de la politique départementale en direction des personnes en perte d’autonomie pour les cinq années à venir avec

trois axes importants pour sa mise en oeuvre :

  • simplifier le parcours de vie des personnes,
  • améliorer la qualité de l’offre de services,
  • contribuer à l’épanouissement des personnes dans

leur environnement.

Pour chacun de trois axes, des groupes de travail devaient être mis en place avec des objectifs et des actions bien définis, s’inscrivant ainsi pleinement dans la démarche d’évaluation de ce schéma. Dans ce cadre étaient également prévus des bilans intermédiaires destinés à l’analyse des premiers résultats ainsi qu’unbilan approfondi plus global à mi parcours permettant d’étudier la cohérence et l’efficacité des actions et le degré d’atteinte des objectifs.

Force est de constater que trois ans après l’adoption de ce schéma, aucun bilan intermédiaire des premiers résultats et réalisations n’a été communiqué. Il serait pourtant utile pour connaître les ajustements effectués dans les actions entreprises ou envisagés afin d’atteindre les objectifs fixés par le schéma.

Par ailleurs, l’annonce d’un nouveau schéma de l’enfance et de la jeunesse annoncé comme interdépartemental et devant re élargi à toutes les solidarités, interroge sérieusement le destin du schéma départemental de soutien à l’autonomie dans ce cadre.

Le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, mis en place grâce au gouvernement socialiste, verra le jour le 5 juillet.

Il est chargé de participer à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques liées à l’autonomie et à la citoyenneté des personnes âgées ou handicapées.

Ce conseil doit absolument travailler en commun avec les différents intervenants, CCAS, organismes et associations qui interviennent dans ce secteur et leur communiquer des informations régulièrement.

Les Hauts-de-Seine formalise leur demande de fusion

Les Hauts-de-Seine formalise leur demande de fusion

Les conseillers départementaux avaient à délibérer le 30 juin 2017 d’une demande formelle de regroupement des départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines, la majorité de droite ayant demandé par courrier au Président du conseil départemental  de l’inscrire à l’ordre du jour de la séance publique.

Voici mon intervention au nom des élus socialistes sur le rapport présenté.

 

 » Monsieur Le Président, chers collègues,

Je veux remercier tout d’abord Mr Berdoati (président du groupe de la majorité) pour sa présentation mais je m’étonne de ne pas avoir trouvé sa signature en bas du courrier qui vous a été adressé Mr le Président !

On ne compte plus dans cette assemblée les rapports sur la question du rapprochement des Hauts-de-Seine et des Yvelines, qui se sont appliqués à inscrire dans une certaine irréversibilité des choix que nous avons toujours contestés et avec un objectif final assumé : contester et détricoter la Métropole du Grand Paris ; la détricoter avec méthode , une méthode simple et qui n’est pas que locale : tenter d’un côté de fracturer ses frontières de la Métropole du Grand Paris (MGP) de l’intérieur par une fusion avec les Yvelines à l’ouest ; enfoncer d’un autre côté ces mêmes frontières sur le reste du territoire francilien en maintenant une pression vers le centre via l’association « Grande Couronne Capitale », l’association des départements de la grande couronne au sujet de laquelle M.Durovray, son président ,disait qu’il s’agissait d’un outil de « lobbying » pour « chasser en meute » contre la MGP qu’il ne juge « pas viable » (AFP, 05/11/15). Tout est dit !

Votre projet de fusion n’est finalement dans ce contexte qu’un artifice temporaire pour préserver quelques positions. Et nous ne sommes pas certains que si les dernières échéances avaient donné un autre résultat nous serions aujourd’hui encore en train de parler de fusion dans les mêmes termes.

Mais les annonces du Président pendant sa campagne sur l’avenir des départements ont créé sans doute un vent de panique dans vos rangs puisque Emmanuel MACRON avait annoncé qu’il était plutôt favorable à la disparition des départements dans les métropoles.

C’est sans doute pour cela que vous souhaitez donner d’ailleurs un coup d’accélérateur à cette unification de deux départements qui n’ont pas grand chose en commun par ailleurs.

Si ce n’est pas cela, alors on ne comprend pas ce souhait d’aller plus vite  aujourd’hui alors même que nous n’avons même pas le recul pour évaluer le gain d’efficacité et de performance des services que vous avez déjà choisi de fusionner. Nous ne voyons pas d’ailleurs, chers collègues, sur quels critères vous vous basez quand vous  évoquez la réussite opérationnelle et la performance économique des missions mises en commun. S’il n’est question pour vous que des économies opérées par le biais des achats groupés, je concède qu’elles peuvent être réelles mais je rappelle qu’elles demeurent possibles sans la fusion de nos 2 collectivités.

Vous rappelez également presque comme une évidence que « le regroupement serait presque déjà effectif d’un point de vue spatial avec la longue frontière commune à nos 2 Départements », plus loin dans le courrier il est dit qu’historiquement nos 2 territoires étaient déjà associés dans le département de la Seine et Oise.

Sur ces deux points je ferai quand même deux remarques : Lire la suite

Vallée Sud Grand Paris : « Pour le maintien du maillage des missions locales »

Vallée Sud Grand Paris : « Pour le maintien du maillage des missions locales »

La majorité du Conseil de Territoire porte un projet de restructuration des missions locales . Le risque de démantèlement de ces dernières est réel. Pour le moment aucun élément du projet n’a été présenté aux élus .

Aussi, lors de la séance du Conseil de Territoire de Vallée Sud Grand Paris en date du 27 juin , j’ai défendu un voeu au nom du groupe des élus socialistes et apparentés, pour le maintien du maillage des missions locales.

En voici le détail :

A l’heure où notre territoire se pose la question de ses priorités, il est une évidence que l’insertion professionnelle des jeunes de nos communes doit figurer parmi celles-ci et que les missions locales doivent y prendre toute leur place. Nées de la double initiative de l’État et des collectivités locales, celles-ci sont devenues un acteur majeur de l’emploi des 16-25 ans et de leur insertion sociale autant que professionnelle. Leur budget a connu au plan national une augmentation de 15 millions d’euros dans le cadre du PLF2017. Celui consacré à l’accompagnement des jeunes au sein des missions locales sera quant à lui passer de 200 millions en 2012 à 455 millions d’euros en 2017.

Plus de trente ans après la démarche initiée par Bertrand Schwartz, les missions locales continuent en effet de porter une approche innovante dans l’intervention sociale à destination des jeunes, celle d’un accompagnement global des jeunes de 16 à 25 ans posant le postulat que la confiance, la socialisation, la mobilité, la santé tout comme le logement sont indissociables de l’objectif emploi qui est poursuivi. Elles remplissent également une mission de service public de proximité sur leur territoire d’intervention par leur implication dans divers programmes nationaux, régionaux ou locaux. Cela se traduit par l’élaboration avec les jeunes de parcours contractualisé vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) auquel participe la Garantie-Jeunes généralisée aujourd’hui sur tout le territoire national. Les évaluations de cette Garantie-Jeunes ont d’ores et déjà démontré son impact très significatif sur le retour à l’emploi, et en particulier à l’emploi durable (augmentation de plus de 10 points du taux d’emploi total des bénéficiaires de la Garantie jeunes) mais aussi un meilleur accès à l’autonomie.

Les réussites obtenues par les missions locales se tissent dans une proximité étroite avec les jeunes et les acteurs locaux. La mise en cause de cette relation de proximité par tout projet de restructuration aurait des répercussions inacceptables sur l’avenir des jeunes de notre territoire qui rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle et sociale et qui ont besoin d’un accompagnement de qualité. Mais ceci aurait aussi des effets préjudiciables sur l’organisation et les conditions de travail des personnels des missions locales dont nous tenons à saluer l’engagement et le grand professionnalisme.

En conséquence, les conseillers territoriaux réunis en séance le 27 juin 2017 s’engagent à maintenir le maillage territorial des missions locales présentes sur le territoire Vallée Sud Grand Paris, et les moyens nécessaires à la garantie d’un service public de proximité

Le voeu a été rejeté et je crains que l’horizon des missions locales qui œuvrent pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes de notre territoire ne s’obscurcisse rapidement…

I pour Insertion et non pas Immobilisme…

I pour Insertion et non pas Immobilisme…

 

Tribune Elus socialistes – HDS Mag n°53 – mai-juin 2017

Joaquim TIMOTEO

 

Si le Programme Départemental d’Insertion (PDI-RE) conserve pour objectif prioritaire l’accès et le retour à l’emploi durable, alors les moyens qui lui sont attribués doivent être largement augmentés.

Les 15 000 places offertes globalement dans les différentes actions sont loin de satisfaire la demande potentielle des 30 000 bénéficiaires. Soit à peine une mesure d’accompagnement pour deux bénéficiaires !

C’est évidemment trop peu !

Surtout quand le taux de retour à l’emploi n’est que de 40 %… Cet effort d’accompagnement n’est pas à la hauteur d’une réelle politique d’insertion.

La question des freins périphériques à l’emploi (c’est-à- dire ceux qui ne sont pas liés directement à des questions de qualification) doit aussi être mieux traitée. L’accompagnement vers les soins ou l’hébergement est primordial tout comme les mesures liées aux modes de garde. Sur ce point encore, les seules 1500 places d’accueil de jeunes enfants proposées demeurent insuffisantes, d’autant plus que nous avons un pourcentage de familles monoparentales bénéficiaires du RSA bien supérieur à la moyenne des ménages du département.

S’efforcer enfin à ce que toutes les personnes éligibles au RSA puissent faire valoir leurs droits est également une priorité quand  on sait qu’elles sont plus du tiers à ne pas le faire. À l’échelle de notre département, il est nécessaire d’investir le chantier de l’accès à la prestation pour tous ceux qui y ont droit.

L’insertion est une question commune à tous les publics, y compris aux jeunes de moins de 25 ans pour lesquels le RSA est peu accessible. Pour pallier cette difficulté, notre Département devrait aider les missions locales, ce qu’il se refuse de faire pour le moment.

Enfin pour gagner en efficacité la gestion du RSA doit continuer de se faire au plus près des publics, au sein des Espaces d’insertion là où ils existent et en mobilisant localement les partenariats nécessaires à l’accompagnement des bénéficiaires. Se lancer dans une fusion des services d’instruction avec les Yvelines comme le souhaite le président du conseil départemental, c’est réduire l’action à une seule logique gestionnaire et oublier la dimension locale de l’insertion.

Dessaisir les communes de l’instruction du RSA reviendrait à éloigner un service de proximité de ses propres bénéficiaires dont on connaît la fragilité.

Comités de quartier : pour une vraie démocratie participative

Comités de quartier : pour une vraie démocratie participative

Intervention au Conseil municipal – 30 mars 2017

Vous nous présentez ce soir un projet de délibération sur la création de comités de quartier qui doivent venir se substituer aux conseils de quartier existants.

La 1ère remarque qui me vient sur ce projet  est tout d’abord celle d’un double constat :

Celui d’un échec et celui d’une réelle divergence.

Constat  d’échec d’abord parce que cette délibération c’est d’abord l’aveu d’un échec, celui des conseils de quartier, installés dans la précédente mandature, qui n’ont été que des conseils « fantôme » tant ils ont brillé par l’absence d’activité, d’objectifs tout comme ils ont été absents de grands dossiers d’aménagement pour notre Ville. D’ailleurs le refus de nous diffuser les différents comptes rendus des rares réunions qui ont pu avoir lieu tout comme votre refus d’un réel bilan du travail effectué (qui au passage aurait été bien utile aujourd’hui) mais que vous vous interdisez de faire en sont bien la preuve. Mais il est vrai que rendre-compte de rien , c’est toujours difficile !!

Constat d’une divergence réelle ensuite sur la conception même de ce qu’est la démocratie participative

Vous venez d’énoncer le fait que la démocratie participative serait déjà bien présente à Montrouge, au travers les réunions de quartiers , les balades urbaines ou encore le tchat mensuel du Maire. Nous avons là un profond désaccord.

Car… Lire la suite