Abattage des platanes : je poursuis le combat

Prenant connaissance du bon état phytosanitaire des platanes de l’avenue Jean Jaurès et de la confirmation par la Préfecture des Hauts-de-Seine de la nécessité d’une dérogation pour les abattre, j’ai déposé début septembre un recours devant le juge administratif.

Par ordonnance du 20 septembre, celui-ci a rejeté le référé suspensif. Je prends acte de cette décision.

 

Le combat se poursuit !

Si l’urgence à suspendre les travaux  n’est pas retenue , rien n’est encore tranché sur le fond (2ème référé déposé). Aussi ma mobilisation reste totale et, à ce stade,je poursuis bien évidemment l’action que j’ai engagée pour préserver les arbres de l’avenue.

Le diagnostic phytosanitaire identifie 24 arbres à abattre, recommande un meilleur soin dans l’entretien des autres mais ne condamne aucun d’ente eux à moyen terme.

Une 2ème phase de travaux d’abattage ne faisant pas encore l’objet d’un arrêté du Maire est prévue courant novembre-décembre. Quelques platanes seraient déplacés à la même époque.

La transplantation d’un arbre est une opération technique délicate qui nécessite normalement un cernage préalable pendant plusieurs mois. Vu le calendrier des travaux, cette préparation n’a pas été prévue. La réussite de l’opération demeure donc hasardeuse et la probabilité de survie des arbres transplantés (et en bonne santé aujourd’hui) n’est aucunement garantie. Aussi les derniers arbres en bon état phytosanitaire doivent rester en place.

 

Les Montrougiens négligés…

Les attentes des Montrougiens sont-elles aussi peu importantes qu’on ne puissent les prendre en compte dans le projet d’aménagement prévu ?

A plusieurs reprises pendant le jury de sélection, j’ai demandé à ce qu’une consultation des Montrougiens soit organisée avant le choix définitif du projet. Un refus m’a été systématiquement opposé.

Pourtant plusieurs scénarios de consultation des Montrougiens étaient envisageables si on souhaitait sincèrement recueillir leurs avis et pas seulement les informer une fois le choix définitif du projet effectué. C’est cela la démocratie participative. Elle est malheureusement loin de s’exercer à Montrouge.

Je note également qu’aucune consultation préalable sérieuse des  comités de quartier n’a été organisée.

Que dire enfin du peu de considération du conseil municipal au sein duquel le projet n’a été jamais été présenté ni séance publique, ni même en commission.

 

Je réaffirme que la végétalisation nécessaire de la ville, après une bétonnisation organisée par la majorité municipale depuis des années,  ne doit pas se faire au mépris du patrimoine naturel existant.

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